CO CO
o co
co
co co c»
-f ri
co
co
ai
es
ta
ta tt
Il semble, d'après le lableau qui précède, que les dépenses de la Principauté aient atteint un maximum en 1890 cl soient entrées, en 1891, dans une période de décroissance. Il est vrai que jusqu'alors le mouvement ascendant avait été rapide, puisque le chiffre total avait doublé dans Fespace de 10 ans. L'un des principaux sujets d'augmentation de dépenses réside dans le service de la dette publique, puis dans raccroissement des budgets de la guerre (6,000,000 de francs), des finances et travaux publics (5,600,000 francs) , des affaires étrangères, cultes, postes et télégraphes (2,400,000 fr.), de l'inslruction publique (2,300,000 francs), de la justice (1,900,000 francs).
Il convient de faire remarquer que les départements ministériels dont les attributions intéressent le plus spécialement soit la défense du pays, soit le développement du ses forces morales ou matérielles, sont ceux qui ont profité des augmentations les plus considérables.
Nous donnons ci-contre dans un tableau (page 269) la balance des sommes des recettes et des dépenses pour les exercices écoulés depuis la création de la Bulgarie indépendante.
Les conclusions qui rcssortent de ce tableau ne sont pas très satisfaisantes, puisqu'elles constatent que, sauf pendant les deux années .extrêmes, le déficit a été l'état normal du budget bulgare. Quoique cette situation n'ait pas empêché de vivre des États beaucoup plus importants, il faut souhaiter à la Bulgarie que le bon présage apporté par le dernier budget ne soit pas une illusion et Vj^'ji l'ère de l'équilibre financier soit définitivement ouverte.
co
tO
co
eo
co
'Tf
lO
co
lO
If
oo
co
co
Tf
oc
co
co
vH
co
Oï
co
co
»rt
rH
lO
co
"Xf
lA
tO
co
CO
co
co
co
lO
co
ei
os
Vk
co
es
co
)iO
co
tO
co
PS
tO
co
tO
irt
co
CD
CO
co
ri
co
es
rj"
tn
Tl«
in
êk
co
co
CO
co
lO
CO
lO
la
Tf
tO
co
"Tf
CO
tfi
co
co
CO
co
ID
to
co
co
co
es
CO
lO
co
co
es
co
co
TJ«
flk
rt
co
co
rf
co
fl "
co
CO
co
ri
ta4
Tf
co
co
eo
co
tO
CQ
ei
co
eo
co
eo
uî
co
ïCi
co
es
Pk
co
oo
os
co
oo
On ne peut, du reste, pas trop s'étonner de la situation économique de la Bulgarie. Dans un pays où presque tout est h créer : instruction publique, communications, armée, ces services absorbent bien plus d'argent que dans un État où il suffit d'en assurer le fonctionnement régulier. D'autre part, il est probable que le souvenir encore vivant des abus et des irrégularités auxquels donnait lieu, sous le régime turc, la perception des impôts, empêche ceux-ci de produire tout ce qu'ils devraient donner en réalité. Enfin, des charges spéciales, que nous indiquerons plus loin, obèrent encore les finances bulgares.
Traitements des fonctionnaires.
Dans tout pays civilisé, les appointements des fonctionnaires constituent une partie importante des dépenses publiques.
La Bulgarie, en imitant dans son organisation les États occidentaux et particulièrement la France, n'a eu garde d'échapper h cette situation. Pourtant, s'il est vrai que les fonctionnaires bulgares soient assez nombreux, trop nombreux môme parfois, on ne peut leur reprocher d'épuiser les ressources do l'État par des traitements exagérés; ceux-ci sont, au contraire, presque toujours assez modestes ; nous en donnerons une idée en faisant figurer ici (page 272 et suiv.) un tableau des émoluments attaches aux principaux emplois des différents services publics.
Les ministres reçoivent 18,000 francs par an. Le président du conseil perçoit à ce titre 3,000 francs de plus que ses collègues, et le ministre des affaires étrangères une somme égale, ii titre de frais de représenta-
lion. Un certain nombre de préfets reçoivent, pour le même motif, des indemnités variant de 2,400 à 6,000 francs.
Vagent diplomatique représentant la Principauté h Constantinople reçoit 20,000 francs ; ceux de Bucarest et de Belgrade, 16,000 francs.
L'examen du tableau ci-joint fait voir immédiatement combien sont peu nombreux les fonctionnaires pourvus d'appointements élevés, si toutefois on peut qualifier ainsi les sommes de 6,600 h 8,400 francs, allouées h quelques hauts emplois de l'administration et de la magistrature. La grande majorité des fonctionnaires reçoit moins de 6,500 francs par an.
On remarquera aussi que les officiers sont particulièrement favorisés comparativement aux fonclioimaires civils. Ainsi, le moins bien rétribué des capitaines reçoit plus que le sous-préfet de l""" classe.
Les membres de renseignement jouissent aussi d'une situation relativement avantageuse, qui répond bien h rimportance attachée, en Bulgarie, fi tout ce qui concerne l'instruction publique.
La liste civile du Prince^ fixée légalement à 600,000 francs, est élevée, par des suppléments, jusqu'à 690,000 francs! Cette somme, peu considérable en elle-même, paraît élevée, si l'on considère la modestie des traitements des fonctionnaires de la Principauté.
Dette publique.
Les dépenses ayant pour but d'assurer le fonctionnement des services publics que nous avons déjà examinés ou dont nous parlerons plus loin, ne sont pas les seules qui soient h la charge du Trésor bulgare.
Tableau des traitements •