ACTE II, SCÈNE VIII
le comte, à part.
Mon cœur tremble!
ROSE
Approchons.
ALICE
Non, j'ai peur.
ROSE
Nous voilà deux ensemble :
Pourquoi donc ta frayeur ?
EN TRIO. Ensemble à voix basse, le comte, à part. alice et rose, à part.
Les voilà deux ensemble : Qu'ont-ils pu direensemble? Mais un père aisément Ils causaient vivement. Doit toujours, il me semble, Du pays, ce me semble, Deviner son enfant! Il n'est pas habitant.
Que mon cœur me décide: Notre abord l'intimide, Essayons, taisons-nous ; Mais son air semble doux; La nature est un guide Qu'est-ce donc qui le guide Si fidèle et si doux ! Aujourd'hui près de nous ?
LE COMTE
Approchez, mes jeunes filles, Avec moi ne craignez rien.
L'amitié, pour nos familles, Fut jadis un doux lien.
Il les regarde tour-à-tour avec une curiosité qui étonne les jeunes filles.
ROSE
Dans vos yeux on voit la crainte; Avez-vous quelque tourment ?
ALICE
Êtes- vous, parlez sans crainte, L'ennemi du parlement?
LE COMTE
Oui, j'ai fui l'Angleterre, Les complots des médians; Sur la rive étrangère J'ai souffert bien longtemps 1
alice et rose, vivement.
Ah ! venez! et tranquille,