‹ La cachette, opéra-comique en trois actesChapitre 41 sur 63 · LE COMTE. ALICE · texte numérisé non relu

LE COMTE. ALICE

0 moment qui m'enchante Ah! j'étais si tremblante Et prévient mon désir ! Quand, tout près de périr,

0 rencontre touchante ! De sa voix défaillante

Quel bonheur, quel plaisir! Il me dit d'accourir! Dans mon cœur j'aisu lire! Mais aussi quel délire Doucement j'avais là Quand le ciel accorda

Une voix pour me dire : A mes vœux un sourire

Ton enfant, la voilà ! Et par moi le sauva 1

rose, étonnée.

Aventure étonnante !

Quoi, tout près de périr,

lJi\ soldat se présente

Oifil fallait secourir?

Près do nous il respire,

Et chacun l'ignora?

Et ma sœur, sans rien dire,

A conduit tout cela!

Le Comte prend les mains d'Alice, et va se faire connaître, lorsqu'un coup de canon retentit au loin. Puis le son des cloches qui se répondent et dont le bruit se rapproche toujours.

le comte, vivement.

O ciel! entendez- vous?

ALICE et ROSE.

Quel bruit I

LE COMTE

Il vient de Londre!

Et les cloches qui vont jusqu'à nous se répondre!... Entendez-vous!... mon Dieu! voici donc le grand jour? rose et ALICE.

Quelle est donc la nouvelle Que ce bruit nous révèle?

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