ACTE III, SCÈNE II
Et mon âme est ravie A l'aspect de ces lieux.
Chaque pas me révèle Un bonheur, un plaisir, Chaque pas me rappelle Un charmant souvenir.
Regardant.
Là, pour ma mère,
Fleur printanière
Venait s'ouvrir,
S'épanouir !
Marchant à peine,
Là, près d'Hélène,
Enfans tous deux,
Nos premiers jeux !...
Ah ! que l'air de ces lieux
Est pur, délicieux!
Bans la chapelle où pria ma famille,
Où je dois voir un gage de bonheur,
Je vais, enfin, ce soir unir ma fille
Au jeune ami dont j'ai formé le cœur.
Je puis demain terminer ma carrière
En bénissant la loi de l'Eternel ;
Je puis mourir, mon Dieu, car ma paupière
Se fermera sous le toit paternel !
Mais cependant, de mon jeune âge
Je sens la force et le courage !
Oui, de mon cœur le doux plaisir,
Vient m'agiter, me rajeunir!
Ah! je n'eus de ma vie, etc.