‹ La cachette, opéra-comique en trois actesChapitre 59 sur 63 · LES MÊMES, ROBIN · texte numérisé non relu

LES MÊMES, ROBIN

robin, entendant les derniers mots.

Hein? plaît-il? Vous parlez de moi et du notaire? Est-ce que la chose doit aller si vite? Est-ce que monseigneur veut s'emparer de ma personne sans me donner le temps de commander mon habit de noce?

Comment, ton habit de noce?

ROBIN

Eh! oui.

ROSE

Que veux-tu dire?

ROBIN

Vous ne savez donc pas? je me marie aussi.

ROSE

Toi?

ROBIN

Comme un grand garçon.

ROSE

Et depuis quand?

ROBIN

Depuis tout-à-l'heure. C'est monseigneur qui m'en a fait conlidence.

ROSE

Tu es fou?

ROBIN

Non ; mais tout étourdi. Ce mariage est venu si vite ! c'est comme une tuile qui me tombe sur la tête.

Pas possible!

ROBIN

Si fait. Ça vous étonne aussi?

rose, naïvement.

Oui. Et cette surprise me rend toute je ne sais comment.

ROBIN

Pourquoi ?

ROSE

Je ne sais pas!... Ça fait battre le cœur.

ROBIN

Ouil... et cependant rien n'est surprenant dans tout cela; car enfin, quand je m'examino, je suis bâti comme un autre, moi, je me porte assez bien, j'ai l'âge qu'on demande. Enfin, qu'est-ce qui me manque?

ROSE

Et qui épouses-tu?

ROBIN

Eb! vraiment, ma cousine.

ALICE

Qu'entends-je?

ROSE

Rose?

ROBIN

Eh ! oui. Elle a dit à mylord que j'avais un bon cœur, qu'elle m'aimait beaucoup... Enfin, de jolies choses... Et mylord a compris; il va nous marier. Bons amis tous les deux, cousine et cousin, rien de plus naturel ; mais je suis si bête! je n'y avais jamais pensé. rose, naïvement.

Ni moi.

Alice, avec douceur.

Ni moi, Robin.

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