‹ La cagnotte, et autres comédiesChapitre 103 sur 333 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

CORDENBOIS, puis LÉONIDA, puis COCAREL.

CORDENBOIS, seul.

C'est ma ceinture... si je l'ôtais?... Oh ! non !... elle pourrait me surprendre... C'est drôle ! je suis

i5o LA CAGNOTTE

ému... comme un enfant... si j'allais ne pas lui plaire... Relevons mes boucles...

LÉONIDA, entrant de gauche; elle est en robe de bal. A part.

M. Cocarel m'a dit que je trouverais ce jeune homme dans ce petit salon... voilà que j'ai peur ! (Apercevant Cordenbois.) Oh ! M. Cordenbois !... quel ennui !...

CORDENBOIS, l'apercevant, à part.

Mademoiselle Léonida ! elle va me gêner !...

LÉONIDA, à part.

Il faut l'éloigner !

CORDENBOIS, à part.

Débarrassons-nous-en !... (Haut.) Votre frère vous cherchait tout à l'heure... de l'autre côté...

LÉONIDA, à part.

Une idée ! (Haut.) C'est que je n'ose entrer dans ce salon... une femme seule... voulez- vous avoir l'obligeance de m'offrir votre bras ?

CORDENBOIS.

Avec plaisir.

LÉONIDA, à part.

Je le perds dans la foule et je reviens.

CORDENBOIS, à part.

Une fois entrés... je la lâche !... (Haut.) Mademoiselle...

Il lui offre son bras avec galanterie et tous deux sortent par le fond. A peine sont-ils sortis que Cocarel entre par la porte de droite.

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