ACTE 1 — SCÈNE VII
FRANÇOIS, l'arrêtant.
Un instant !... causons... Le travail?
Bon !
La conduite ?
Excellente.
Les mœurs ?
Irréprochables
TIBURCE
FRANÇOIS
TIBURCE
FRANÇOIS
TIBURCE
FRANÇOIS
C'est bien... embrasse-moi. (lis s'embrassent. — A part.) Voilà comme il faut mener les enfants !
TIBURCE
Et tout le monde va bien à Elbeuf ?
FRANÇOIS
Pas mal... la cotonnade languit, mais la draperie se ranime... (A lui-même avec énergie.) Oh! nous finirons par les battre à plates coutures !
TIBURCE
Qui ça ?
FRANÇOIS
Eh bien, les Anglais !... Je viens de monter quinze nouveaux métiers... pour les vexer ! hein !... Où est mon frère ?
TIBURCE
Dans son cabinet... je vais le prévenir...
Il remonte.
FRANÇOIS, passant à droite.
Non... ne le dérange pas... causons... Nous disons que tu travailles ?...
J5<s LES PETITS OISEAUX
TIBURCE
Oui, papa !...
FRANÇOIS
C'est bien vrai ?
TIBURCE
Vous en doutez ?
FRANÇOIS
Non... mais je ne crois que ce que je vois. Plaides-tu ?
TIBURCE
Pas encore... je n'ai pas de causes... mais je donne des leçons de droit... des répétitions...
Et tu gagnes de l'argent ?
TIBURCE
FRANÇOIS
TIBURCE, hésitant.
FRANÇOIS
Oui, papa.
Combien ?
Mais...
Combien ?
TIBURCE, résolument.
Quatre cents francs par mois !
FRANÇOIS
C'est gentil... fais-les-moi voir...
TIBURCE
Je ne les ai pas sur moi.
FRANÇOIS
Tu sais ce que je t'ai dit... Quand tu auras des économies... je suis là... envoie-les-moi.