ACTE I — SCÈNE VII
c i I UIPROURCY.
Tu prendrais une jeune taupe vivante... mais c'est l'âge qui m'embarrasse...
BLANCHE
Non... mais j'irais à Paris... consulter un dentiste...
LÉONIDA.
Oui... dès demain !... (A part.) Elle est très forte pour une blonde.
CHAMPBOURCY.
Allons donc ! quelle plaisanterie !... un pareil voyage pour un mal de dent !
BLANCHE
Oh ! deux petites heures en chemin de fer.
CHAMPBOURCY.
Enfin !... c'est une dépense...
BLANCHE
Il y aurait peut-être un moyen de faire ce vo}^age sans qu'il t'en coûtât rien.
Lequel ?
BLANCHE
Dame ! je ne sais pas moi... en cherchant... (Montrant la corbeille.) En voilà de l'argent.
CHAMPBOURCY, poussant un cri.
Ah ! mes enfants !... j'ai une ide'e !... si nous allions manger la cagnotte à Paris ?
Il pose la corbeille sur la table de jeu et reprend sa place.
LÉONIDA.
C'est un trait de génie !... mais où vas-tu chercher tout cela ?
CHAMPBOURCY, se frappant le front.
Là... Je suis organisé ! voilà tout !...
BLANCHE
De cette façon, tu vois ton dentiste, nous parcourons les magasins...
LÉONIDA.
Je vais à mon rend...
CHAMPBOURCY.
Quoi ?
LÉONIDA, se reprenant.
Nous visitons les monuments...
CHAMPBOURCY.
Le Panthéon, la tour Saint- Jacques, Véfour, Véry...
Mais si les autres ne veulent pas ?...
CHAMPBOURCY.
Nous les y amènerons adroitement. (Bruit de voix au dehors.) Les voici... Je m'en charge...