‹ La cagnotte, et autres comédiesChapitre 215 sur 333 · SCÈNE VIII FRANÇOIS, TIBURCE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII FRANÇOIS, TIBURCE

FRANÇOIS, appuyé familièrement sur le bras de Tiburce ; ils sont un peu animés tous les deux.

Ah ! voilà ce que j'appelle un joli déjeuner : des huîtres, du chablis, des pieds de monton... tu as régalé ton père... embrasse-moi, petit !

TIBURCE

Comment donc ! (A part, après l'avoir embrassé.) Je crois qu'il a un peu causé avec la veuve Chablis.

FRANÇOIS

Tu m'as offert à déjeuner... C'est mon tour, je paye le café.

TIBURCE, à part.

Nous venons de le prendre !

FRANÇOIS

Je te proposerais bien de venir dîner... mais je n'ai pas faim...

TIBURCE

Moi non plus... j'ai soif.

FRANÇOIS

Ah ! Tiburce... tu crois peut-être que je ne t'aime pas... parce que je suis sévère avec toi... parce que je ne t'envoie pas d'argent... mais c'est pour ton bien... ça me fait beaucoup de peine, et souvent si je m'écoutais...

TIBURCE

Oh ! écoutez-vous, papa !

FRANÇOIS, avec attendrissement.

Non ! il faut que tu trimes, que tu connaisses la peine, le travail... Vois-tu, dans le corps de tous les nommes, écoute ça !... dans le corps de tous les hommes qui sont devenus remarquables... il y a un morceau de vache enragée.

TIBURCE, protestant.

Oh ! cependant...

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