ACTE III — SCÈNE V
TIBURCE
Je ne crois pas...
FRANÇOIS, s'asseyant près de la table.
Parle... après, je te jugerai !
TIBURCE
On m'indiqua un marchand de meubles... un brave et digne homme... qui m'offrit de me prêter cette somme... sans intérêt.
FRANÇOIS, étonné.
Ah ! c'est bien !
TIBURCE
Attendez... il n'y mit qu'une condition... c'est que je lui achèterais trois commodes... qui le gênaient dans son magasin...
FRANÇOIS
Il n'y a rien à dire... c'est du commerce...
TIBURCE
Ce brave homme me fit souscrire une lettre de change de quatre mille francs !
FRANÇOIS
Tu m'as dit de deux mille...
TIBURCE
Oui... mais les commodes...
FRANÇOIS
Deux mille francs !... trois commodes !...
TIBURCE
Les commodes sont très chères à Paris... quand on n'en a pas besoin.