ACTE I — SCÈNE VIII
COLLADAN.
Nous irons voir la halle et les abattoirs... J'ons un cousin qu'abat !...
CHAMPBOURCY.
D'ailleurs, comme il est probable que nous ne dépenserons pas quatre cent quatre-vingt-onze francs vingt centimes en un jour, chacun aura le droit de faire une petite emplette avec l'argent de la cagnotte...
COLLADAN.
Tiens ! j'ai besoin d'une pioche !... Je me payerai une pioche !
Moi, je caresse un projet.
CHAMPBOURCY.
Quoi?...
CORDENBOIS.
Rien... une idée folle... mais je veux en essayer... (A part.) Le bonheur est peut-être là !
LÉONIDA, à part.
Je serai demain à mon rendez-vous !
BLANCHE
Papa... la lampe s'éteint.
CHAMPBOURCY.
C'est la mèche ! (A Cordenbois.) Prenez le globe !
CORDENBOIS.
Non ! je vais me coucher...
TOUS, remontant, excepté Blanche et Félix. Allons nous coucher...
CHAMPBOURCY.
Nous partons demain par le premier train, à cinq heures vingt-cinq... il faudra vous lever de bonne heure, monsieur le notaire...
BLANCHE, riant, à Félix.
Qui est-ce qui vous réveillera ?
FÉLIX, bas.
L'amour ! (A part.) Et mon portier.
TOUS
A demain ! à demain !
Sur l'ensemble, Champbourcy prend la lampe posée sur la table de jeu, Léonida celle qui est sur la cheminée, ils accompagnent Félix, Colladan, Cordenbois et Baucantin jusqu'à la porte du fond.
ENSEMBLE
AIR de M. Robillard.
Quelle existence fortunée, D'un prince, nous allons demain Pouvoir, pendant une journée A Paris, mener tous le train.