SCÈNE XIV
LES MÊMES, PRUNETTE, avec le châle et le chapeau de madame Coquenard. La porte s'ouvre, Prunette paraît, son voile est baissé.
TOUS, étonnés.
Tiens !
MACHAVOINE, à part.
Elle s'est raccourcie !
Il remonte.
PRUNETTE, à Chiffonnet.
Adieu, mon oncle...
CHIFFONNET, à part.
Prunette !... ô fille intelligente... et rouée !
PRUNETTE, bas et vivement.
Elle est partie ! ne craignez rien !
COQUENARD, qui s'est approché.
Quoi ?
CHIFFONNET.
Rien !... adieu, ma nièce... prends l'omnibus et embrasse ton mari pour moi... avec la correspondan< e.
PRUNETTE.
Oui, mon oncle... (Prenant l'ombrelle des mains de Coquenard.) Pardon, c'est mon ombrelle.
COQUENARD, ébahi, rendant l'ombrelle.
Madame... (Prunette sort, Chiffonnct l'accompagne jusqu'au fond.) La nièce... ou non !... du moment que ce n'est pas ma femme...
MACHAVOINE, à Coqu ; Dites donc, ça n'est pas la même...
COOUENARD.
Quoi?
L'autre était plus grande et moins ratatinée...
COQUENARD, à part.
Est-il possible !... oh ! il y a un mystère, mais je le découvrirai... j'ai un moyen ! (A Machavoine.) Dans cinq minutes... viens me trouver au café en face... vingt francs pour toi.
CHIFFONNET, redescendant, à Coquenard.
Eh bien... vilain jaloux...
COQUENARD
J'avais tort... je le reconnais... soupçonner un ami, ce bon Chiffonntt... je vuub aurais tué d'abord 1