SCÈNE X
MISTINGUE.
De Hollarn :
li;-.
C'est doux... ah ! ça fait du bien !
MISTINGUE.
Ça donne du ton.
; Leurs poches pour en tirer leurs
mouchoirs. Lengluraé amène un bonnet de femme, et
Mistingue un soulier.
LENGLUMÉ
Hein !... un bonnet de femme à présent !
MISTINGUE.
Un soulier !
LENGLUMÉ
Les dépouilles de notre victime !... il paraît que nous l'avons décoiffée !
MISTINGUE.
Et déchaussée !
LENGLUMÉ
Moi, un homme rangé !... comment faire disparaître ces traces ?... Ah ! dans ce pot à tabac !
As-tu un puits dans ta maison ? (Il heurte une chaise.) Aïe!
LENGLUMÉ, effrayé.
Les gendarmes !
11 fourre le bonnet dans le pot à I
MISTINt
.Nuu... je ait; suis cogné.
LENGLUMÉ
Dieu ! que j'ai eu peur !
MISTINGUE.
Mais ce soulier ?
LENGLUMÉ
Fais-le disparaître !... mange-le... n'hésite pas !
MISTINGUE, faisant mine de l'avaler, et s* arrêtant. Non... je vais le réduire en cendres... Où y a-t-il du feu ?
LENGLUMÉ, indiquant la gauche, premier plan. Là, dans Cette chambre. (Apercevant ses mains qui sont redevenues noires.) Ah !
MISTINGUE, bondissant.
Les gendarmes !
LENGLUMÉ
Non !... toujours ce charbon qui reparaît... comme la tache de sang de Macbeth !...
MISTINGUE, montrant ses mains.
Les miennes aussi !
Ah ! je ne veux plus tuer de charbonnière, c'est trop salissant !
MISTINGUE.
Vite, de l'eau !
LENGLUMÉ
Une brosse !... du savon !
Ils courent au lavabo, le rapportent et se lavent les mains en reprenant la seconde partie de l'air précédent.
Lavons nos mains, etc.