ACTE II — SCÈNE VIII
BENJAMIN"
Mais, monsieur...
COLLADAN.
Nous sommes aussi malins que toi, mon petit.
CORDENBOIS.
D'ailleurs, les prix sont sur la carte.
CHAMPBOURCY.
Donnez-moi la carte !
BENJAMIN, la prenant sur une table et la remettant à Champbourcy.
Voilà, monsieur.
CHAMPBOURCY, regardant.
J'en étais sûr... Melon, un franc la tranche.
Pourquoi que vous portez dix francs ? Vous êtes un malfaiteur !
BENJAMIN
Il y a dix francs, monsieur... C'est le cadre qui cache le zéro.
TOUS, regardant.
Oh!
CORDENBOIS.
Mais la terrine de Nérac... deux francs.
BENJAMIN
Vingt francs, monsieur... C'est le cadre qui cache le zéro !
TOUS, regardant.
Oh!
LÉONIDA.
Xous sommes volés !
COLL \n.\X, prenant la cuir.
Tous les zéros sont cachés !
( ii wiiT.m kt'Y.
Mais nous ne payerons pas... Où es1 le patron ?
BENJAMIN
Dans le salon à côté... Si ces messieurs veulent venir s'expliquer...
CHAMPBOURCY.
Allons-y !
Allons-y !
ENSEMBLE
Ne croyez pas qu'on rie Chez vous à nos dépens.
C'est une perfidie, Un affreux guet-apens !
Ils entrent tous à gauche, excepté Cordenbois.