ACTE III — SCÈNE IX
CHAMPBOURCY.
Sublime !
Colladan remonte vivement.
LÉOXIDA.
J'aime mieux ça que la fenêtre.
CHAMPBOURCY.
Allez ! dépêchez-vous !
COLLADAX lève la pioche et s'arrête.
Oui, mais ils vont m'entendre cogner par là !
Indiquant la droite.
CHAMPBOURCY.
C'est vrai !
LÉONIDA.
Comment faire ?
COLLADAN.
Chantez tant que vous pourrez... ça couvrira le bruit.
Comme dans Fualdès. (Aux femmes.) Allons !
BLANCHE
Mais quoi chanter ?
LÉONIDA.
Mon grand air de Guillaume Tell /...
CHAMPBOURCY.
Non ! ça ne fait pas assez de bruit... La chanson que j'ai composée pour le banquet des pompiers... vous y êtes ? (A Colladan.) Tapez, vous !
Colladan se met à frapper contre la muraille de droite pendant que les trois autres chantent, groupés à gauche.
ii4 LA CAGNOTTE
( 1I.\ PBOURCY, BLANCHE, LÉONIDA.
Al R de Sologne.
rrivé Un Champenois crotté, 11 était si cri Qu'il en taisait pitié.
Il secouait, secouait Sa blouse, sa blouse, Il secouait, secouait Sa blouse, tant qu'il pouvait.
A la fin du couplet, plusieurs plâtras se détachent et tombent à terre.
COLLADAN.
Ah ! saprclotte ! qu'est-ce que nous allons faire de tout ça ?
Dans nos poches... il y a de la place...
Ils ramassent les débris et les mettent dans leurs poches.
COLLADAN.
Là !... maintenant continuons.
Ils chantent.
Et où le mettrons-nous ?
Dedans notre cellier.
BLANCHE, près de la porte, au fond, à gauche.
Chut ! on ouvre la porte !
CHAMPBOURCY.
Ah ! sapristi ! et le trou, comment le cacher ?
COLLADAN.
Nom d'un nom !