‹ La cagnotte, et autres comédiesChapitre 83 sur 333 · SCÈNE IV JOSEPH, puis CORDENBOIS · texte numérisé non relu

SCÈNE IV JOSEPH, puis CORDENBOIS

JOSEPH, seul.

Le patron va «''ire occupé ce soir... je me payerai quelques glaces... e1 pas mal de tasses de thé...

CORDENBOIS, à la cantonade.

C'est bien ! c'est bien !

Cordenbois paraît à la porte du fond ; il est en grande tenue : panl i ollant, gilel de salin blanc, jabot

et claque.

JOSEPH

Ali ! le monsieur de ce matin... Allons prévenir

M. Cocarel.

Il sort à droite.

CORDENBOIS, entrant du fond.

Voilà ! j'ai loué tout ça chez Babin. C'est tout neuf... et sauf deux taches de graisse qu'on a Eait disparaître... seulement, je sens la benzine... je me suis arrosé d'eau de Cologne... (Se flairant.) Mais la benzine domine !... C'est peut-être une bêtise que je fais en venant ici... Après cela, elle ne peut pas m'entraîner bien loin !... De deux choses l'une : ou cette jeune fille... celle qui se fait annoncer dans le journal... est jolie ou elle est laide ; si elle est laide, j'en serai pour les cinq louis que Cocarel m'a fait déposer ce matin... mais, si elle est jolie... je fais une magnifique affaire... je ne parle pas du bonheur qu'on a à épouser une jolie femme... Dame ! on n'est pas de marbre ! je me suis dit : Elle a cinq mille francs de rente... ma pharmacie en rapporte quatre : ça fait neuf. Je compte y joindre un petit commerce de mercerie, de parfumerie et d'épicerie...

Page 1