SCÈNE IV LÉONIDA, CHAMPBOVIlCy
CHAMPBOURCY.
Nous voilà seuls... qu'est-ce" qu'il y s?
• LÉONIDA, embarrassée.
C'est que... je ne sais comment te dire..,
CHAMPBOURCY.
Tu as oublié quelque chose dans le wagon ? Que le bon Dieu te bénisse !
LÉONIDA.
Non... je n'ai rien oublié... (Avec émotion.) Théophile... tu es mon frère... mon seul ami... jure-n:ji que lu ne me donneras pas ta malédiction...
CHAMPBOURCY, étonné.
Moi?...
LÉONIDA»
Jure-le moi?
CHAMPBOURCY.
Est-ce que je sais donner ça?
léonida, avec effort.
Théophile... j'ai commis une faute!
CHAMPBOURCY.
Toi!... (Incrédule.) Allons donc?
LÉONIDA.
Je suis coupable... bien coupable... j'aurais dû te demander ton autorisation...
CHAMPBOURCY, révolté.
Mais je ne te l'aurais pas accordée!
LÉONIDA.
La jeune personne... dont tu lis depuis quatre ans... l'annonce dans les journaux.
CHAMPBOURCY.
Ah! oui... qui consentirait à habiter une petile ville bien située... Ëh bien?..,
LÉONIDA.
Théophile!... (Avec effort.) C'est moi!...
CHAMPBOURCY.
Comment! C'est là ta faute?... et c'est â cela que tu dépensais ton argent?... c'est bien fait... mais ç.n n'a pas mordu!.,.