ACTE II
DEUXIÈME GARÇON*, entrant par le fond, suivi d'un gardien de Paris. Les voilà... ils ne veulent pas payer...
• CHAMPBOURCY.
C'est-à-dire que nous ne voulons pas qu'on nous écorche.
LÉONIDA.
Du melon à dix francs la tranche...
COLLADAN.
Il y en a douze... ça met le melon à 120 francs.
LE GARDIEN Voyons, la carte? (Benjamin la lui remet.)
Mais c'est une forêt de Bondy, que leur carte.,, ils cachent les zéros! ils ont l'infamie... (En gesticulant, il agite son parapluie, une montre s'en échappe et tombe à terre.) Tiens ! Qu'est-ce que c'est que ça!
TOUS
Un3 montre !
LE GARDIEN, la ramassant.
A qui appartient cette montre?
CHAMPBOURCY.
Ce n'est pas à moi...
TOUS
Ni à moi.
LE GARDIEN , l'examinant, à lui-même.
La chaîne est brisée. . . cette montre a été volée... (Haut.) Comment cette montre se trouve-t-elle dans votre parapluie ?
CHAMPBOURCY.
Je n'en sais rien . . .
benjamin, bas au gardien.
Fouillez-les... ils ont bien d'autres choses dans leuri poches.
(Il remonte.)
LE GARDIEN
Hein? (A part.) Cette montre... ce refus de payer... (Haut.) Allons, suivez-moi , vous vous expliquerez au bureau.
COLLADAW.
Quel bureau?
LE GARDIEN
Au bureau de police...
* Blanche, Colladan, Champbourcy, Le gardien, Léonidâ, Benjamin, Un deuxième garçon (au fond).
TOUS; avec effroi.
Au bureau de police.
LE GARDIEN, an .garçon.
Venez aussi avec votre carte — on vous paiera là-bas.
BLANCHE, passant effrayée. *
Oh! papa! qu'est-ce qu'on va nous faire?
CHAMPBOURCY.
Ne crains rien, ma fille, l'homme intègre ne craint pas de se présenter devant la justice de son pays. . . marchons t
TOUS
Marchons !
ENSEMBLE
LÉONIDA, CHAMPBOURCY, BLANCHE ET COLLADAN.
Rendons-nous tous au bureau de police, Et dans ce lieu, par d'autres redouté, Nous allons, grâce à la justice, Reconquérir bientôt la liberté !