‹ La cagnotte (volume 2)Chapitre 66 sur 97 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

CHAMPBOURCY.

• Je suis à vos ordres, Monsieur.

LÉONIDA, s'interposant.

Messieurs !

BLANCHE

Papa!

COLLADAN, à part.

Ils sont toujours à s'asticoter!

CORDENBOIS .

Je ne sais pas ce que vous avez!... je vous ai attend" pendant deux heures sur l'Arc-de-Triomplie. . .

CHAMPBOURCY é

Alors! il est fâcheux, Monsieur, que l'aspect de ce monument consacré à la gloire et au courage, n'ait pas éveillé en vous des sentiments. . .

CORDENBOIS, avec force, Commandant!.. .

CHAMPBOURCY, de même.

A vos ordres .

COLLADAN * intervenant et passant entre eux. ; Mais vous êtes fous! des amis!... des enfants de la Ferté-sous-Jouarre ! Voyons, qu'on se donne la main!..'»

Papa!...

LÉONIDAo

M. Cordenbois L . .

CHAMPBOURCY, tendant sa main à Cordenbois. Soit ! . . . je cède aux instances de ma famille,

CORDENBOIS, lui serrant la main.

A la bonne heure ! Maintenant dites-moi ce que vous êtes devenu ?

(Léonida et Blanche vont s'asseoir à la cheminée.) CHAMPBOURCY. **

Nous avons été battus par la tempête... pendant que certaines personnes rampaient sous les tables. . .

COLLADAN.

C'est la montre et le ciseau qui sont cause de touîa

CORDENBOIS,

De quoi?

COLLADAN.

Qu'on voulait nous conduire au dépôt.

* Blanche, Champbourcy, Colladan, Cordenbois, Léonida. ** Champbourcy, Cordenbois, Colladan,

C0RDENB01S*

Quel dépôt?

CHAMPBÔURC'Y.

Nous voilà donc tous les quatre dans le fiacre...

Et le gardien sur le siège à côté du cocher.'. »

cordenboiSj cherchant à comprendre.

Oui...

CHAMPBOURCY.

Comment nous évader?

CORDENBOIS.

Vous évader. . . d'où?. . .

COLLADAN.

Ah ! il ne comprend pas! . . . il faut vous dire que îa pioche n'avait pas réussi... vu que c'était une caserne de municipaux... la corde non plus... vu que c'était une cloche.

CORDENBOIS.

Oui.

COLLADAN, à Champbourcy.

Maintenant le voilà au courant, continuez. ..

CHAMPBODRCY.

Arrivé sur le boulevard... le fiacre prend la file, à cause du bœuf gras qui allait passer... On entend des sons de trompe, tout le monde crie le voilà! le voilà! Le gardien, qui était toujours sur son siège — regarde à droite. . . je mets le nez à la portière de gauche et j'aperçois quatre pierrots qui faisaient des signes au cocher pour lui demander s'il était libre. . . je leur fais oui de la tête... le fiacre allait au pas... j'ouvre doucement la portière... nous descendons... les quatre pierrots montent à notre place. . . et nous nous perdons dans la foule.

COLLADAN.

Pendant que îe fiacre conduit les quatre pierrots au dépôt...

(Tous se mettent à rire aux éclats.)

CHAMPBOURCY.

C'est superbe ces quatre pierrots !

COLLADAN.

Et le gardien! voyez-vous le nez du gardien! (àCordenbois. ) Vous comprenez maintenant?

Pas un mot!

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