ACTE IV
CHAMPBOURCY.
• Je suis à vos ordres, Monsieur.
LÉONIDA, s'interposant.
Messieurs !
BLANCHE
Papa!
COLLADAN, à part.
Ils sont toujours à s'asticoter!
CORDENBOIS .
Je ne sais pas ce que vous avez!... je vous ai attend" pendant deux heures sur l'Arc-de-Triomplie. . .
CHAMPBOURCY é
Alors! il est fâcheux, Monsieur, que l'aspect de ce monument consacré à la gloire et au courage, n'ait pas éveillé en vous des sentiments. . .
CORDENBOIS, avec force, Commandant!.. .
CHAMPBOURCY, de même.
A vos ordres .
COLLADAN * intervenant et passant entre eux. ; Mais vous êtes fous! des amis!... des enfants de la Ferté-sous-Jouarre ! Voyons, qu'on se donne la main!..'»
Papa!...
LÉONIDAo
M. Cordenbois L . .
CHAMPBOURCY, tendant sa main à Cordenbois. Soit ! . . . je cède aux instances de ma famille,
CORDENBOIS, lui serrant la main.
A la bonne heure ! Maintenant dites-moi ce que vous êtes devenu ?
(Léonida et Blanche vont s'asseoir à la cheminée.) CHAMPBOURCY. **
Nous avons été battus par la tempête... pendant que certaines personnes rampaient sous les tables. . .
COLLADAN.
C'est la montre et le ciseau qui sont cause de touîa
CORDENBOIS,
De quoi?
COLLADAN.
Qu'on voulait nous conduire au dépôt.
* Blanche, Champbourcy, Colladan, Cordenbois, Léonida. ** Champbourcy, Cordenbois, Colladan,
C0RDENB01S*
Quel dépôt?
CHAMPBÔURC'Y.
Nous voilà donc tous les quatre dans le fiacre...
Et le gardien sur le siège à côté du cocher.'. »
cordenboiSj cherchant à comprendre.
Oui...
CHAMPBOURCY.
Comment nous évader?
CORDENBOIS.
Vous évader. . . d'où?. . .
COLLADAN.
Ah ! il ne comprend pas! . . . il faut vous dire que îa pioche n'avait pas réussi... vu que c'était une caserne de municipaux... la corde non plus... vu que c'était une cloche.
CORDENBOIS.
Oui.
COLLADAN, à Champbourcy.
Maintenant le voilà au courant, continuez. ..
CHAMPBODRCY.
Arrivé sur le boulevard... le fiacre prend la file, à cause du bœuf gras qui allait passer... On entend des sons de trompe, tout le monde crie le voilà! le voilà! Le gardien, qui était toujours sur son siège — regarde à droite. . . je mets le nez à la portière de gauche et j'aperçois quatre pierrots qui faisaient des signes au cocher pour lui demander s'il était libre. . . je leur fais oui de la tête... le fiacre allait au pas... j'ouvre doucement la portière... nous descendons... les quatre pierrots montent à notre place. . . et nous nous perdons dans la foule.
COLLADAN.
Pendant que îe fiacre conduit les quatre pierrots au dépôt...
(Tous se mettent à rire aux éclats.)
CHAMPBOURCY.
C'est superbe ces quatre pierrots !
COLLADAN.
Et le gardien! voyez-vous le nez du gardien! (àCordenbois. ) Vous comprenez maintenant?
Pas un mot!