ACTE V, SCENE V III
CoLLADAN. Il est gris ! Je vais lui flanquer une danse !
Sylvain. J'ai encore soif... {Appelant.) Garçon! une chope M . . .
Coildcfan le prend, le fait pirouetter et Venvoie tomber sur 5 le panier d'œufs, çu^il casse.
Tous. Ah !
Madame Chalamel, sortatit vivement de sa boutique. Mes œufs ! . . . des œufs tout frais !
Colladan. Je vous en enverrai d'autres. . . lo
Madame Chalamel. Du tout. . . c'est vingt-cinq francs !
Champbourcv. Bien ! deux cre'anciers !
Sylvain, à la fruitière. Ne pleurez pas, la vieille!. . . venez chez moi, je n'ai pas le sou, mais je vous donnerai 15 un fauteuil. . . [La Jruitière va rejoifidre l'épicier.)
Colladan. Chez lui !
Champbourcy. Il a un domicile !
Colladan. Nous sommes sauve's . . . nous vendrons ses meubles . . . (A Sylvain. ) Où demeures-tu } 20
Sylvain, gris. Dans une maison . . . ( Cherchant à se rappeler. ) Attendez ... il faut passer un pont . . .
Champbourcy. Le pont des Arts'^.\ . .
Sylvain, Non.
Colladan. Le pont Neuf*.^ . . 25
Sylvain. Non. . . c'est le n° 118. . . mais je ne me rappelle pas la rue . . .
Colladan, le bousculant et le faisant passer. Butor ■*!
Champbourcy. Animal !
Sylvain. Je ne suis pas à mon aise ! 30
// va s'asseoir sur le ba?tc qui est devant la fruitière et s'y endort. — On entend des cris dans la rue.