PARTIE FINANCIÈRE ET ADMINISTRATIVE
taux supérieur. Adopté par la Caisse d'Épargne de Bâle dés 1888, ce taux avait le grand avantage de faciliter énormément le calcul des intérêts et d'être promptement compris du public, puisqu'il correspond à un centime d'intérêt par jour pour Fr. 100 de capital.
La Caisse d'Épargne, qui avait été en 1894 la dernière à réduire le taux de son intérêt, ne tarda pas à le relever cinq ans plus tard, lorsque la hausse générale du loyer de l'argent et les demandes excessives de remboursement (qui avaient atteint un million en 1899) rendirent cette mesure opportune. Le taux de 4 %, rétabh à partir du i^"^ janvier 1900, n'a plus changé dès lors.
On peut dire d'une façon générale que la Caisse d'Épargne est, de toutes les caisses suisses, celle qui depuis un siècle a eu le taux le plus stable, une de celles qui ont eu en moyenne le plus élevé et qui par là ont le plus favorisé leurs déposants.
Calcul des intérêts. A teneur du Règlement de 18 12, l'intérêt n'était bonifié qu'aux économies ayant atteint le chiffre de 20 livres tournois et au-dessus. Cette somme, restreinte à Fr. 20 lors de la conversion de la monnaie en 1850, fut abaissée à Fr. i à partir du i^^ janvier 1874. Il est intéressant de noter que la mesure fut prise à la suite d'une pétition, dont le promoteur était M. Petitpierre- Steiger, et signée par des personnes représentant divers corps et sociétés de la ville de Neuchatel, notamment le Collège des Anciens. Elle priait la Caisse d'Épargne « d'examiner si, pour retarder autant que possible dans notre pays l'explosion des idées sociales qui se sont fait jour dans d'autres pays, il n'y aurait pas possibilité que la Direction fît quelque chose dans ce sens », et elle proposait spécialement à cet effet:
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