‹ La Caisse d'épargne de Neuchâtel, 1812-1912 [microform]Chapitre 96 sur 105 · François Favre, de Coimy (Cuarny · texte numérisé non relu

François Favre, de Coimy (Cuarny

5. Etienne Meiller, fils de Jean-Jacques, de Bevaix. Le pasteur de ce village, M. Barrelet, écrit à la Caisse d'Épargne le 19 mars 1814 que ce jeune homme vint le voir avant de partir pour le Bataillon Berthier, où il s'était enrôlé. M. Barrelet l'engagea à placer à la Caisse d'Épargne la somme dont il disposait, soit L. 201,12. Il y consentit et remit au pasteur le billet « pour le lui conserver jusqu'à son retour, et qu'en cas de mort la valeur en fût partagée par égales portions à ses trois sœurs, qui doivent être à Genève ».

6. Frédéric Piot, fils de Jean-François. « Vu la très grande probabilité de sa mort », la Caisse d'Épargne rembourse à Jean et Marion Piot, ses père et mère, la somme de 126 livres tournois qu'il avait déposée le 24 mai 181 3.

7. Pierre Dubois, de Travers, mort à Metz le lo janvier 1814. Nous avons donné une lettre de lui dans le chapitre III.

8. Daniel Banderet, fils de David, de Fresens, <r déclaré mort par un de ses camarades de service ».

9. David-Henry Kramer, fils de David, de Hâsly (Hassly ?). La Caisse d'Epargne possède de lui deux lettres que nous tenons à reproduire intégralement.

PIÈCES ANNEXES 357

A Monsieur Kramer, maître maréchal

aux Geneueys-sur-Coffrane, Principauté de Neuchâtel.

Besançon, le 28' juin 181 3.

Trècher père,

La présente est pour vous informer de l'éiat de ma santé, laquelle est tre bonne, grâce à Dieu. Je souhaite que la présente vous trouve tous ceux de ma famille dans une santé parfaite. Je vous dirai que nous sommes bien et que je me plait beaucoup. Je vous prie, cher père, si vous avez touché l'argent que j'avoit laissé à la quesse Depargne de Neuchâtel, d'avoir la complaisance de m'envoyer un Louis d'or par la première occasion. Car j'en ait besoin pour divers petits articles de soldats que l'on est aubligé d'avoir. Si au contraire vous n'avez pas reçu cette argent, faites toutes les Déligences possible afin de l'avoir, et de me faire passer ma demande au plu vite.

Je n'ai rien de nouvaux à vous marquer. L'orsqu'il y aura quelque choses d'un peu conséquent, je vous écrirai. En attendant, recevez, je vous prie, les salutations Amicales de vôtre dévoué fils, et faites les passer à mes chères parens et amis, de même que tous ceux qui s'informeront de moi.

David Henry Kramer.

Dites, je vous prie, au Justicier L'Éplattenier d'écrire de suite à son fils à Besançon, si le petit Abram L'Éplattenier est engagé pour sa comune et s'il en peut toucher la prime. Car il parroit que la comune de Coffranne n'est pas dacort avec celle de la Sagne à son égard ; et en même tems lui dire que lui réponde à la lettre qu'il lui a écrit, consernant la prime de Berthoud. Saluezles bien tous de la part de ses Enfans de Besançon ; dites- leur qu'ils se portent bien.

A monsieur D^ Kramer, maître maréchal, aux Geneveys sur Coffrane, Principauté de Neuchâtel.

Besançon, le 25' Juillet 181 3.

Très chères Père Mère, Je profite de l'occasion de M. L'Éplattenier, régent à Serrière, pour vous réitérer la demande que je vous ait fai sur la dernière lettre que je vous ait envoyé, qui n'a produit aucun effet. J'espère que celle-ci n'en sera pas de

même ; au moin si vous ne voulez pas m'envoyer le louis que je vous ait demandé, au moin vous me récrirez que vous ne voulez pas. Au moin j'aurai le plaisir d'avoir de vos nouvelles. Aujourd'huy je voudrais, au lieu d'un Louis d'or, tâchez de m'en faire tenir deux. Car j'en ait bien bon besoin. Ainsi, envoyez-moi ces deux Louis de suite, avant que nous partions ; car dans quinze jours je crois bien que nous ne serons plus à Besançon. Vous aurez la bonté d'adresser cette argent chez M. L'Éplattenier, cabartier, Rue Saint-Paul, à Besançon, N° 51, afin qu'il puisse me l'envoyer au cas que nous soyons partit, ou vous le faire repasser. J° Ji«» Favre, mon bon camarade, vous salue mille fois, celui qui était domestique chez D' P"« L'Éplattenier.

Je suis bien fâché de vous marquer que je suis bien indisposé ; je ne peut ni hoir ni manger ; car je prévois bien, si je ne prend pas un peu de ménagement, je pourrai tomber totalement malade ; et sans avoir le sols il n'est guerre possible de se faire du bien. C'est encore une raison de plus que je voudrai bien que cette argent arrive au plutôt possible pour cela, afin que je ne fasse pas comme beaucoup de mes camarades qui sont très malades, et quelques-uns qui meurent. Vous direz à ceux des Convers que je les salue bien et que j'espère qu'ils m'honoreront de leurs nouvelles.

Chères Père Mère, recevez, je vous prie, les salutations Amicales de Votre dévoué fils, faites-les passer à mes frères et sœurs, de même qu'à tous ceux qui s'informeront de moy.

D^ Hy Kramer Soldat du Bataillon de Neuchâtel.

[Au revers, la lettre est cotée] : 181 3, David Henry Kramer.

[Et à l'autre extrémité de la lettre] : Le 5 août 18 13 [date de la réception sans doute]. Remis à Marie Kramer, mère du requérant D^ Ry Kramer, et en déduction de son titre, L. 33,12.

10. Auguste-Henry Duvanel, de Brot, mort « probablement » en Russie. Le montant de son dépôt est payé à sa mère.

11. Jean Léon, des Brenets. Il avait déposé le 3 juin 181 3, chez le correspondant de La Chaux-de-Fonds, L. 134,8. On n'a jamais su ce qu'il était devenu. Son livret existe encore.

PIÈCES ANNEXES

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EN-TÊTE DE LETTRE d'uN SOLDAT DU BATAILLON BERTHIER (1813)

12. Jean-Frédéric DeBrot, de Brot, « soldat au Bataillon, où nous croyons qu'il est mort», disent les siens, qui retirent son dépôt en 1815.

1 3 . Jacques Déguely, « ci-devant meunier au Locle » . Nous avons cité une lettre de lui dans le chapitre III.

14. Henry-Louis Jeanfavre, fils d'Henry-Louis, du Lode. Le solde de son livret fut transféré à son frère le 24 avril 1848.

15. Philibert Sando^^^fils de Benjamin, du Locle. En 1843, le père sollicite le remboursement du dépôt de Philibert, « dont on n'a plus de nouvelles depuis trente ans, et qui sans doute a partagé le sort de la presque totalité de ses camarades, soldats au régiment de Berthier».

16. David-François Cornu, de Corcelles. Le pasteur Lardy, le cadet, retire son dépôt en mars 18 14.

17. Jean-Louis Colin, fils de Jean-Pierre, de Cormondrèche. Nous avons cité une lettre de lui dans le chapitre IIL

18. Cléside-Henry Huguenin, du Locle. Créancier de L. 141,10, dont ses parents demandent le remboursement le 2 janvier 181 7.

19. Frédéùc- Auguste Vuille, fils de feu David-François, de La Sagne.

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