ACTE III, SCÈNE II
LES SBIRES
Pose, fainéant. Veux-tu que je te cogne, hein ?
FESSENIO
Holà ! holà ! cela va mal. Notre affaire est en déroute, tout est perdu, tout est découvert, nous sommes ruinés.
LA COURTISANE
Qu'y a-t-il ?
FESSENIO
Notre projet est à vau-l'eau.
LA COURTISANE
Parle, Fessenio, qu'est-ce ?
FESSENIO
Aide-moi, Sofilla.
LA COURTISANE
Que veux-tu ?
FESSENIO
Pleure, lamente-toi, hurle, arrache-toi les cheveux ; va.
LA COURTISANE
Pourquoi ?
FESSENIO
Tu le sauras tout à l'heure.
LA COURTISANE
Voilà. Oh ! oh ! oh ! hi ! hi !
LES SBIRES
Oh ! oh ! oh ! c'est un mort !
FESSENIO
Que faites vous là ? que cherchez-vous ?
LES SBIRES
Le facchino nous dit que ce sont des marchandises de gabelle, et nous trouvons que c'est un mort !
FESSENIO
C'est un mort, oui.
LES SBIRES
Qui est-ce ?
FESSENIO
Le mari de cette pauvrette ; vous ne voyez pas comme elle se désespère ?
LES sb;res
Pourquoi le faisiez-vous ainsi porter dans un coffre ?