SCÈNE IX
COQUENET, sortant de la première porte à gauche; HERMINIE, sortant de la seconde porte à gauche ; RAYMOND, LE VICOMTE DE SAINT-ANDRÉ, DE GUIBERT.
HERMINIE., qui est entrée sur les trois dernières lignes et les a
entendues.
Ah ! M. le V'comte qui sollicite aussi. . .
RAYMOND, vivement.
Oui , ma sœur.
COQUENET, àHerminie, lui montrant la première porte, à gauche ,
d'où il sort.
On vient d'apporter les ouvrages en ivoire , que vous
avez choisis... (Sur ce mot, Guibert remonte le théâtre et redescend
près de sa femme.*) Lc marchand est là qui vous attend...
*(:oquenct, Herminie, de Guibcri, Raymond, le Vicomte.
20^ LA GALOMME.
HËRMIME, à Goquenet.
Je suis à lui !. . (Sc retouruant vers son frèf« et tui moutniu M. de
saiiu-Aadré.) J'espère qu'il sera plus heureux que moi et que vous lui accorderez ce qu'il vous demande.
LE VICOMTE , à Raymond , avec prière.
Je rcspère aussi.
HERMINIE , à Raymond, avec galté.
Il le faut d'abord!., un charmant cavalier... l'amabilité
et la complaisance mêmes. ( Revenant à gauche du théâtre, près de Goquenet, pendant que les trois hommes, à droite, continuent à causer ensemble à voix basse.) L'année dernière , tandis que Monsieur mon mari me laissait seule ^ à Rouen... il m'a tenu iidèlc compagnie... Nous faisions de la musique... nous chantions des mélodies de Schoubert.
LES TROIS HOMMES, se retournant vivement et frappés de surprise. O ciel!..
RAYMOND, retenant, par la main, deGuibert, qui veut courir à sa
femme.
Silence... lî le faut!..
HERMINIE , étonnée et riant.
Ou'ont-ils donc tous les trois?..
En ce moment, des portes du fond et de côté, enlrcnl toutes les
personnes des bains.)