‹ La calomnie: comédie en cinq actes et en proseChapitre 20 sur 129 · SCÈNE n · texte numérisé non relu

SCÈNE n

LE VICOMTE, sur un fauteuil, tenant toujours le livre des voyageort^ et tournant le dos à de Guibert ; DE GUIBERT, entrant par le fond avec COQUENET.

DE GUIBERT, entrant en riant, et tenant Coquenet par la main.

C'est loi, Coquenet, toi, q»e j'ai rencontré en descendant de voiture... Comme on se retrouve !.. qui m'eût dit que le rivage de Dieppe présenterait d'abord Pylade aux yeux d'Oresle !

COQI'E.NFT.

Dopuis quinze ans que nous n^ nous nommes vu5!

DE GUIBERT

Chez maître Durand , notre avoué... à l'étude où je faisais des romances... et M*"* Durand... te rappelles-tu M»* Durand?., et Didier, le maître clerc... maisje me tais... parce que de ce temps-là, déjà, vous m'accusiez d'être mauvaise langue et satyrique comme Juvénal... toi, c'est différent., tu as toujours été bon enfant., physionomie candide traduite de l'allemand... naturel excellent et inoffensif.

COQUENET.

Tu es bien bon !

DE GUIBERT, riant toujours.

Tu croyais toujours tout ce qu'on te disait... es-tu marié?..

COQUENET.

Pourquoi me demandes-tu cela?

DE GUIBERT, riant.

Je te demande: es-tu marié?.. Le tout pour s'amuser.. .

COQUENET.

MoL.. le mariage ne m'amuse pas beaucoup 1.. attendu que W'Coquenet m'a gratifié de quatre enfans,..

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