ACTE I, SCÈNE VIL
COQUENET.
Moi-même.
DE GUIBERT
Homme paisible et sans ambition , qui désire une place de quinze mille francs, ici, à Dieppe , pour servir sa patrie et être utile à ses concitoyens.
COQUENET.
Moi-même...
DE GUIRERT.
Et un mot de toi, chère amie... une apostille au bas de sa pétition... (ACoquenet.) As-tu ta pétition?
COQUENET , cherchant dans sa poche.
J'en ai toujours !
DE GUIBERT
Ma fenune se chargera de la présenter à mon beaufrère le ministre. •. N'est-il pas vrai?
HERMINIE, froidement.
Non , Monsieur !
DE GUIBERT
Comment, non?
HERMINIE , froidement.
Je craindrais qu'on ne m'accusât de vouloir accapare^ toutes les places...
DE GUIBERT
Allons donc !
HERMIME, de même.
C'est déjà trop d'avoir parlé pour mon mari... si j'osais demander plus , on me taxerait d'ambition... d'intrigues, peut-être.
DE GUIBERT, à Coquenet.
Et qui donc?., des sols et des imbécilles... n'est-il pas vrai?..
COQUENET, balbutiant.
Certainement... mais ( Regardant Herminie. ) quand on ne connaît pas les personnes...
DE GUIBERT
Tu as raison... liés que ma femme te connaîtra mieux, elle se décidera à parler pour toi.
COQUENET.
Je crains que non...