ACTE II, SCÈNE VI
IlERMIME.
Je ne demande pas mieux... je sais même en ce moment le moyen de tout obtenir de mon frère... les deux places ensemble... à une condition !
DEGUIBERT.
Kt laquelle?
UERMINIE.
C'est que vous me raconterez dans tous ses détails Faventurc dont vous m'avez dit un mot ce matin... l'aventure arrivée à M"* Cécile de Momas.
DE GUlBERT, vivement.
Impossible, ma chère... impossible... c'est un secret trop important.
IIERMlME.
Raison de plus! vous parlerez... ou je suis muette... je ne dis rien à mon frère...
COQUEÎÎET.
Un moment... il y va de notre fortune... et il ne s'agit pas ici d'une discrétion déplacée... toi, qui en fait d'aventures, racontes toujours avec tant de facilité...
D£ GUIBERT
Oui; mais celle-ci... j'ai promis de la garder pom* moi...
COQUENET.
Et tu tiens ta parole. . . ta femme est une autre toi-même. . . ton ami aussi.. «
DE GUIBERT
Je le sais bien... mais cela me ferait de fâcheuses affaires avec le Ministre...
HERMINIE, vivement.
Le Ministre...
DE GUIBERT, de même.
Avec d'autres personnes encore!., des mauvaises têtes... des férailleurs... moi je n'aime à me battre que le moins possible... et ça n'aurait qu'à en venir là...
COQUENET.
Si ça se savait !.. mais nous nous tairons...
DE GUIBERT
Toi 9 je ne dis pas... tu seras comme moi... tu auras peur !. . mais ma femme. . . tu ne la connais pas. . . '