ACTE II, SCÈNE VIII
LE VICOMTE
Attaché aux affaires étrangères.
RAYMOND
Que j'ai eu Thonneur de rencontrer quelques fois. ( Souriant.) Non pas à son ministère...
LE VICOMTE , de même.
C'est vrai... ce n'est pas là qu'on me trouve... mais en revanche 9 là ^ comme ailleurs , on a dû vous dire beaucoup de mal de moi... et cela sans doute m'a fait du tort dans votre esprit...
RAYMOND, froidement.
Gela m'a prévenu en votre faveur , et m'a fait penser qu'il n'était pas impossible que vous eussiez du mérite.
LE VICOMTE , étonné.
Monsieur...
RAYMOND
Sans cela ^ comment expliquer cet acharnement contre un jeune étourdi, qui n'a encore employé son temps qu'à faire des folies etdes dettes... A votre âge^ on n'a que des camarades... on n'a pas encore l'honneur d'avoir des ennemis... Courage, jeune homme, c'est bon signe, cela promet!., mais ça ne suffit pas... il faut justifier cette haine.
tOa LA CALOMNIE ^
LE YlCOIf TB«
Ah ! que T-on m'en offire les occasions.
Eh bien ! nous verrons , et pour commencer , il faut vous, éloigner de Paris... nous trouverons moyen de vous employer.
LE VICOMTE
Je suis prêt à partir^ et suis à vos ordres, M. le Ministre^
TOUS LES BAIGNEURS , à demi-voix.
Le Ministre...
( Ils causent entre eux et regardent Raymond , qui retourne s'asseoir près de Cécile et de M*"* Sav«nay, et cause avec elles : pendant ce temps, entre Coquenet, qui s'approche de M. et de M"* de Guibert.)