Acte il. Se. ii. -*8 La Camaraderie
Ces. J'ai dans la loge du ministre une place que sa femme m'a offerte, et qu'heureusement je n'avais pas refusée.
Mir. A la bonne heure !
Bern., à part. C'est là qu'elle voulait aller ! 5
Ces., gaîment à Oscar. Ce sera du moins un dédommagement qui ne me consolera pas de ce que je perds, mais qui m'empêchera d'y penser... (A monsieur de M ire mont.) Partez vite ; la voiture vous conduira d'abord au Luxembourg et 10 viendra me rejoindre ici... où j'ai à parler à monsieur Bernardet.
Bern. Trop heureux d'être à vos ordres !
Ces. Oscar, donnez donc le bras à votre cousin... jusqu'à la voiture... 15
Mir. Comme vous voudrez... mais c'est inutile.
Bern. Je le crois bien, monsieur le comte n'a pas besoin de bras ; il a pour son âge une vivacité et une verdeur... Il est plus jeune que nous.
Ose, d'un air malin. Je m'en rapporte à ma 20 cousine !
Ces. Vous êtes bête, Oscar.
Ose, riant. N'est-ce pas, je suis drôle !... (A part.) Elle est un peu bégueule, ma cousine, mais elle est bien aimable... ( Offrant son bras à monsieur 25 de Miremont.) Je vous conduis jusqu'en bas... {A Bernardet.) Je donne les derniers ordres pour le déjeuner... {à Cèsarine) et je reviens.
Mir. Adieu, ma femme !... ne sois pas fâchée [48]
La Camaraderie ft- Acte n. Se. ni.
contre moi, et surtout ne t'impatiente pas. Dans un quart d'heure je te renvoie la voiture.
{Il sort avec Oscar,)