LIVRE I, CHAPITRE I
Modène, et prit des dispositions immédiates pour y transporter les premières troupes arrivées (1).
XI. — * D’après les positions des Autrichiens (écrivait-il à l’Empereur, à la date du 24 mai), j’ai résolu de confier aux Toscans la garde des débouchés, qui d’une part descendent des Apennins sur la Romagne, à Forli et à Bologne, et de l’autre convergent sur Florence.
t Quant au corps français, je compte l’établir à portée des passages qui conduisent à Modène et qui aboutissent du côté de la Toscane à la ville de Pistoia. — La route du littoral par Massa et Carrare ne m’inspirant aucune inquiétude, et ne pouvant me servir pour un mouvement en avant , je me contenterai de couvrir l’extrême gauche de nos positions par un corps de 2000 Toscans établis à Lucqucs.
(1) Composition de la 2* division d'infanterie du 4* corps :
Ommandant, général de division Uhrich.
Chef d'état-major, colonel Regnard.
Commandant du génie, cher de bataillon deCourville.
1” Brigade.
Commandant, général Grandchamp.
14* Bataillon de chass., commandant Severin. 946 hommes. 18* de ligne, colonel d’Anterroches.
26* de ligne, colonel de Sorbiers.
2* Brigade.
Commandant, général Cauvin du Bourguet.
80* de ligne , colonel Chardon de Chaumont. 2079 hommes
82* de ligne, colonel Becquet de Sonnay. 2115 —
Brigade de cavalerie.
Commandant, général de Lapeyrousc.
6* Hussards, colonel de Valabrègue.
8* Hussards, colonel de Eontenoy.
« Je sais que les Autrichiens hésitent entre les deux opinions, suivantes : l’une, que nous allons nous porter sur Bologne, l’autre, que nous allons nous embarquer sur le littoral de l’Adriatique pour nous diriger sur Venise. La présence des troupes à Florence, les démonstrations que je donne ordre au général tlloa de faire avec un certain bruit par les Apennins, sur les frontières pontificales, sont de nature à entretenir les Autrichiens dans ces illusions, et concourent ainsi aux plans généraux de Votre Majesté. »
XII. — Aussitôt que la brigade commandée par le général Cauvin du Bourguet fut débarquée à Livourne, elle fut immédiatement dirigée sur Pistoia et reçut l’ordre d’envoyer des détachements aux bains de Lucques et à San Marcello.
Lorsque ces troupes eurent atteint leur destination, le prince Napoléon voulut aller reconnaître la position par lui-même, et, le 28 mai, il partit pour Pistoia (1), emmenant son chef d’état-major, legénéral de Beaufort, le général Gofflniôres, commandant le génie du 5' corps ; le colonel du génie, Dubos, le colonel de Franconière, son premier aide de camp, et deux autres aides de camp, les commandants Ferri-Pisani et Ragon.
Le 29, le prince était à Pistoia. — IA, il prit avec lui le général Cauvin du Bourguet, qui marchait avec quatre
(1) Pistoia, ville du grand-duché de Toscane, h 28 kilom. N. O. de Florence. 12 000 habitants. On prétend que c’est dans cette ville que furent fabriqués les premiers pistolets. C’est la patrie de Corinne et du pape Clément IX.