LE GÉNÉRAL DÉ DIVISION BAZAINE
(François- Achille), né à Versailles en 181 1 , entrait au service comme soldat volontaire en 1831. En 1833, il était nommé sous-lieutenant dans la légion étrangère et prenait part au* combats de nos possessions d’Afrique pendant les années 1833, 1834, 1833. Dans cette même année, il partait pour l’Espagne, où il devait remplir les fonctions de chef d’état-major de la division étrangère.
Capitaine en 1830, il s’embarquait de nouveau en Afrique en 1840, et pendant treize années ne cessait de prendre part à ces luîtes incessantes contre les tribus révoltées.
C’est en combattant que le jeune officier conquit tous ses grades. Cité quatre fois i l'ordre du jour, il comptait déjà parmi ceux auxquels étaient réservées les plus brillantes destinées. En 1835, c’était au combat de la Macta. — En 1840, lors de la première occupation de Milianah. — En 1846, pour sa valeureuss conduite au combat d’Afir, où il arriva un des premiers sur l’ennemi à la tête de quelques cavaliers arabes. — En 1841, lors de la soumission d’Abd-el-Kader. Sa rare aptitude et son courage audacieux le mirent promptement au premier rang.
En 1834, le colonel Bazaine partait pour l’Orient; il attirait sur lui l'attention des chefs de l'armée et gagnait sur les champs de bataille de Crimée, en deui armées consécutives, les gtades de général de brigade et de général de division, juste récompense de ses services signalés pendant cette mémorable expédition.
Le 27 mai , il était cité à l’ordre du jour. Immédiatement après la prise de Sébastopol, il était appelé au commandement militaire de Sébastopol, puis à celui de la 2* division du l" corps.
L’expédition de Xinburn porta de nouveau ït l’ordre de l’armée le nom de ce brillant chef qui, en vingt-quatre ans, était arrivé de simple soldat au grade de général de division. La guerre d’Italie devait ajouter de nouvelles pages glorieuses à cette vie militaire si brillamment remplie. ■
CAMPAGNE D’ITALIE
Le colonel Susbielle tire son épée et se jette en avant avec le lieutenant-colonel Rivet. La fusillade redouble; car chaque broussaille, chaque haie, chaque touffe de végétation cache un ennemi. Le général Bazaine s’est porté an milieu des tirailleurs. — Le maréchal y accourt aussi, dominant de sa haute stature tout ce tumulte de guerre. — Il crie : « A la baïonnette! » et tous, officiers et soldats se précipitent, étouffant, pour ainsi dire, dans ce choc impétueux le feu qui les mitraille,
L'épaulemenl derrière lequel s’abritaient les Autrichiens est enlevé au pas de course ; ils battent confusément en retraite.
LV. — Mais pendant ce temps, aux abords du pont qui traverse la ville et conduit sur la route deLodi, voici ce qui se passait.
Nous avons dit que le général de Ladmirault s’était trouvé tout à coup arrêté par le Lcmbro, qu’il lui était impossible de franchir autrement que sur le pont en pierre. — L’ennemi , refoulé de rues en rues par la colonne d’attaque, se pressait sur ce pont en grand désordre.
Une portion du 33e, ayant à sa tête son colonel Bordas, le lieutenant-colonel Rey et le chef de bataillon Descubes, s’est déjà lancée sur les pas des fuyards par la grande rue de Melegnano.
Le général dirige sur le même point tout le 15e avec le général Niol. — Dans le même moment, par une