‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 63 sur 326 · LIVRE I, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE III

décoré. Je suis heureux que ce soit, dans le 2' corps d’armée que je commande, qu’un tel honneur soit rendu, et je suis fier que ce soit vous, soldats du 2* de zouaves, dont la réputation ne s’est démentie ni en Crimée, ni en Afrique, ni à Magenta, qui l’ayez mérité. Mais ce n’est point encore assez, il faut que votre drapeau porte la croix de la Légion d’honneur. »

Puis, s’avançant vers le drapeau , devant lequel il se découvrit, le maréchal ajouta :

« Aigle du 2* régiment de zouaves, sois fièrc de tes soldats ; au nom de l’Empereur, et d’après les pouvoirs qui me sont dévolus , je te donne la croix de la Légion d’honneur. »

Les cris de : Vive l’Empereur ! vive le maréchal ! couvrirent ces dernières paroles, que le duc de Magenta prononça avec une émotion visible.

Alors le drapeau s'inclina devant lui, et le maréchal attacha à son aigle le ruban rouge, auquel pendait la croix d’honneur; puis il distribua de sa main aux soldats les récompenses qui leur avaient été accordées.

C’était une belle et grande pensée de Napoléon I", d’animer, pour ainsi dire, de la vie du combat le drapeau d’un régiment, et de faire rejaillir sur lui la gloire et l’honneur de tous. — C’est par de semblables inspirations que l’on rend les soldats invincibles.

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