‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 73 sur 326 · LIVRE II, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE I

« Les corps marcheront militairement. — Les bagages resteront parqués jusqu’à ce que les corps, suivant la môme roule, aient défilé; ils suivront ensuite à leur tour.

« La chaleur étant très-grande, les troupes partiront à deux heures de la nuit, les chemins étant bien reconnus d’avance. »

Tels étaient les ordres détaillés de mouvement envoyés par l’Empereur pour la journée du 24 juin. — Ils sont clairs et précis (1).

XI. — Le 24 au matin , dès les premiers rayons <lu jour, l’armée alliée tout entière s’ébranle. Mais, ainsi que nous l’avons expliqué plus haut, les deux armées, toutes deux en marche, toutes deux trompées sur les mouvements réels de l’armée ennemie, vont tout à coup sc trouver en face l’une de l’autre.

Le bulletin autrichien , en rendant compte des mouvements de l’armée autrichienne dans la soirée du 23, dit : « L’ennemi, soit qu’il eût été, entre ce temps, informé de nos projets , soit qu’il exécutât un plan arrêté d’avance, fit également un mouvement en avant, et, le 23, il avait atteint Esenta, Dezenzano, Rivollella, etc. »

(1) En les suivant sur la plan du champ de bataille de Solferino que nous .avons annexé à ce volume, on appréciera facilement combien t’armée alliée, en allant occuper ces positions importantes, marchait, embrassant dans son immense envergure, toute cette vaste étendue de terrain de Pozzolengo à Cavriana et Uuiddizzolo — points extrêmes à droite , en avant et A gauebe.

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CAMPAGNE D’ITALIE

En effet l’armée impériale autrichienne, retirée le 21 juin derrière le Mincio, s’était grossie des garnisons de Vérone , de Mantoue , de Peschiera , et se trouvait enfin en mesure de prendre une vigoureuse offensive.

C’était le plan longtemps caressé par le général Hess, et dont il poursuivait l’exécution en se retirant successivement de Plaisance, de Pizzighcttone, de Crémone, d’Ancône, de Bologne, de Ferrare, pour concentrer toutes ses forces sur le Mincio.

Les deux armées se rencontrèrent donc inopinément.

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