BONAPARTE SE TOURNE CONTRE WUEMSER
mains des Français 1200 à 1500 homineB et cinq pièces de canon.
Wurmser était resté le 7 à Bassano. Son avant-garde, commandée par Meszaros, avait atteint Vicence dès le 6 et se dirigeait sur Montebeilo. Avec le gros (divisions SebottendorF et Quasdanowitch), il avait pris position près de Bassano, devant la Brenta, sur un plateau qui se trouve là. Son quartier général était à Bassano, les convois sur la route de Cittadella; trois bataillons avaient été envoyés sur la rive droite de la Brenta, à Campo-Lungo, trois autres vers Solagna sur la rive gauche, pour recueillir les Croates de Primolano et couvrir les flancs et les derrières de l'armée du côté de la Brenta.
Bataille de Bassano, le 8 septembre,
Bonaparte attaqua ces détachements le 8, à 7 heures du matin; ils tinrent quelque temps, puis fu^ent délogés et se retirèrent, talonnés par les Français, partie dans le camp, partie dans la ville de Bassano.
On ne dit pas quelles dispositions prit Wurmser, ni quelle position. Il n'était pas absolument surpris, puisque ces six bataillons étaient à un mille de la ville et avaient tenu quelque temps. Il n'en semble pas moins qu'il régna une grande confusion dans les mesures prises par les Autrichiens, car non seulement les Français s'emparèrent de Bassano, mais ils y prirent, entre autres voitures, deux équipages de pont. La conséquence de ce combat absolument informe, à notre avis, fut la perte de 2,000 prisonniers et de 30 pièces de canon par les Autrichiens. Wurmser dut se retirer vers Fontania, sur la rive gauche de la Brenta, tandis que Quasdanowitch était complètement coupé avec sa division et mis en déroute dans la direction du Frioul. D'après le seul narrateur qu'ait fourni le parti autrichien pour cette partie de la campagne, le colonel anglais Graham, Wurmser se retira sans accepter le combat; il faudrait donc considérer ses pertes comme les résultats de la
surprise et d'un combat d'arrière-garde malheureux. Graham s'étant trouvé au quartier général de Wurm&er, on peut accorder à sa relation, si superficielle qu'elle soit, une grande importance. Par suite du détachement de la division Meszaros et des troupes laissées dans la vallée de la Brenta et ailleurs, il pouvait être resté i Wurmser de 16,000 à 18,000 hommes. Les divisions françaises comptaient environ 20,000 hommes.
"Wurmaer se Jette dans la place de Mantoue.
Le 8 septembre, Wurmser passe la Brenta à Fontania, peutêtre avec une partie de la division Quasdanowitch, peut-être avec une réserve, et se porte sur Vicence, où Sebottendorf le rejoint ; ce dernier était sans doute venu directement du champ de bataille ; Wurmser décide de se jeter dans Mantoue avec ce qui lui reste, 12,000 hommes d'infanterie et 4,000 chevaux. Il continue donc sans tarder sa marche sur Legnago par Montebello, où il rejoint Meszaros et que son arrière-garde .quitte le 9 à la tombée de la nuit. Legnago a été pris entre temps par un détachement de Meszaros, et on s'occupe en toute hâte de fortifier quelque peu cette localité.
Bonaparte, en voyant la direction de retraite prise par le gros de Wurmser, conçoit l'espoir de lui imposer une capitulation en rase campagne. 11 espère que le passage de l'Âdige, que le terrain coupé de marais et d'une foule de petits cours d'eau, entre Mantoue et Legnago, causeront un ralentissement suffisant pour que Kilmaine accoure avec une partie du corps d'investissement et se poste à l'un des passages, pendant que Masséna et Augereau poursuivent par derrière et sur les flancs.
Avant tout, Bonaparte fait avancer Augereau, le 8, sur la route de Padoue, pour rendre impossible la retraite sur Frioul. Masséna prend ce jour-là la direction de Vicence; il arrive dans cette ville à la nuit^ en repart le 9 et atteint l'Adige à Ronco, où il passe le 10 sur des radeaux assemblés. Le 11 au