‹ La canaille, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 13 sur 69 · ACTE I. SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE X

Mme picpus , passant à gauche.

Je m'en bats l'œil !

POLI VET

Eh ! bien, lions nos intérêts ; tenez, je suis capable de tout ! Je vous épouserai si vous voulez ?

Mme PICPUS.

Moi!

polivet, la caressant.

Elle est encore très gentille, e'tc pauvre ptite Picpus... (Lui prenant le menton.) Que n'avons donc là ?..

Mme picpus, noblement.

Finissez, polisson !

POLIVET.

Eh ben? ça y est-il? un maire , un fiacre , et du l'ricot. Le tour est fait.

Mmc picpus.

Est-ce que je peux ? je n'ai pas le bonheur d'être veufe.

POLIVET.

Hein?

Mmc PICpuS.

Monsieur Picpus est vivant : quoique nous ne vivons pas ensemble. Ce vilain homme a des mœurs populacièrcs qui ne correspondent pas aux miens.

POLIVET.

Comment! il y a un monsieur Picpus sur le globe?

Mmc PICpus.

Original du faubourg Saint-Antoine , un ivrogne , un biberon qui ne quitte le cabaret que pour venir me demander de l'argent.

Et quel état cxerce-t-il?...

Mme PICPUS.

Depuis que nous avons abjuré notre loge de portier, il s'est fait raccommodeur de faïence et marchahd de peaux de lapin. Du reste, ancien militaire , ci-devant tambour de la garde nationale!

POLIVET.

Ah! diable!!!..

Mme PICPUS.

Vous sentez bien que je ne peux pas frayer avec une espèce pareille , moi , que ma fille est artiste. POLIVET, la faisant rasseoir.

Voilà du monde , taisez-vous.

Mme picpus.

Je me tairai si ça veut.

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