SCÈNE XI
Les Mêmes, DUMONCEL
un domestique, annonçant.
Monsieur Dumoncel !...
CHAMBÉRY
Eh ! ce cher ami! arrivez donc... tout languit en votre absence...
DUMONCEL.
Je viens de chez mon notaire. (Il salue.) Mesdames... (à Olympe; Mademoiselle... ah! bonjour, mademoiselle Camille? ( u va près d'elle. Camille, timidement.
Vous faites donc attention à moi , aujourd'hui?...
DUMONCEL.
Quel reproche !... est-ce bien à moi!... U continue à lui parler bas.)
OLYMPE, à ChamlHTv.
Comme il parle à Camille!... .
CHAMBÉRY
Chut!... Mademoiselle Olympe va nous chanter une romance inédite de sa composition. ( Il la prend par la main , et la conduit au piano. Polivet profite de ce mouvement; il enlève adroitement le rouleau de musique queMm« Picpus a mis sous son bras quand Olympe csl entrée, et le met dans sa poche.
POLIVET*, à part.
Voilà ce que c'est... Haut. Chut!... chut!... écoutez , la romance est médite...
olympe, cherchant.
Eh bien! ou est donc ma musique?... qu'est-ce que j'ai fait de ma musique , je ne l'ai plus, on me l'a prise !... maman !...
M""- PICPUS, se levant et criant.
On a volé ma 611e !... il n'y a donc plus de loi il n'y a donc plus de sergens de ville?...
CHAMBÉRY , bas.
Silence donc!...
OLYMPE
Je suis exaspérée.
Mme picpus.
Ont-ils pris aussi ton mouchoir brodé?... non , je l'entrevois...
DUMONCEL , étonné.
Cette dame?...
poliyet, bas.
Est sa mère... elle est drôle, n'est-ce pas?... ( A M"><? Picpus.) Monsieur vous salue. Mme picpus , saluant.
Ah! monsieur!... comment donc?... mais certainement...
chambéry , bas à M"" Picpus.
Taisez-vous donc !.. (A Dumoncel. C'est la veuve d'un brave !
Mmc PICPUS.
Oui , monsieur , tué au passage de la Térésina , où ce qu'il a eu les pieds gelés , et le nez aussi.
CHAMBÉRY
Messieurs, prenez donc du punch !..
(Les domestiques apportent des plateaux.) Mmc PICPUS.
Ah! du ponge !.. donnez-moi-z-en un petit verre, monsieur le garçon... par ici...
dumoncel , surpris.
Quel langage!..
POLIVET.
Elle est excentrique, hein?.. Type de vivandière...
cuambéry, à Dumoncel.
Elle a suivi son mari dans les camps... Prenez donc du punch , Dumoncel. il lui offre et boit avec lui. )- Des glaces , mesdames.
Mme picpus.
Donnez-moi aussi de la glace... ça me rapj la campagne de Russie!.. (Bas à Chambéry.) Hein? que c'est adroit!..
CIÏAMBÉUY .
Vous êtes stupide. (A Dumoncel. ) Encore uiivei ride punch... ils boivent. ) Venez donc jouer, voilà une place vacante...
POLIVET.
Les dames voudraient danser!..
DUMONCEL.
Moi , je suis pour la danse. , Ulant à Camille. Mademoiselle . voulez-vous m'àccepter pour cavalier..
CAMILl E.
Avec plaisir, monsieur.
POLIVET.
Comment!., une simple contredanse!., voi