ACTE ï, SCÈNE
CIIAMBERV .
Vous voyez, mon ami, que je seconde ce projet... les soirées que je donne n'ont pour but que de réunir les concurrentes, parmi lesquelles vous choisirez.
DUMONCEL.
Je suis riche pour deux , et je ne demanderai à nia femme que de l'amour... du bonheur!
Cil A MISER Y.
Je vais encore au devant de vos vœux, en vous offrant de jeunes filles qui ont plus de talent que de fortune...
dumoncel, vivement.
M1Ie Camille?..
CIIAMBÉRV.
Non... Camille est d'un naturel timide et modeste qui ne lui permettra jamais d'acquérir de l'éclat. Pauvre orpheline accueillie par sa tante , elle ne peut aspirera une pareille alliance, tandis que sa cousine Olympe...
DUMONCEL.
Je la crois coquette...
CIIAMBÉRV.
Que d'esprit... d'imagination... Une des élèves les plus distinguées du Conservatoire... de la voix , de la méthode... la cadence superbe...
DUMONCEL.
Tout cela est très bien... pour le Grand-Opéra ; mais pour une femme de ménage... Et puis MUc Camille a aussi des talens.
CIIAMBÉRV.
Sans doute , mais Olympe... (Riant.) Vous la verrez ce soir , et elle vous enlèvera votre cœur à la pointe d'une roulade. Vous me promettez de bien l'écouter?
DUMONCEL.
Oui. (A part.) En regardant l'autre.
(Un domestique se présente.) CUAMBÉRY.
Qu'est-ce? déjà du monde? Introduisez dans le grand salon.
LE domestique, annonçant.
M. Ernest de Présalé !
CIIAMBÉBY.
Hein ? comment ? Ernest de. ..