SCÈNE V
Les Mêmes , CHAMBÉRY et POLIVET, ouvrant la fenêtre du cabinet du rez-de-chaussée en face du public , où ils déjeunent.
POLIVET.
J'entends gazouiller depuis un quart d'heure... il y a de la société dans le jardin.
CLAMPIN
Avec une fortune comme m'en voilà une, je suis sûr de la fasciner... je veux vous la faire connaître ; je l'amènerai dîner ici.
MIGNON
Amènes-en deux !
ROQUET
Amènes-cn trois.
CLAMPIN
Ah ! messieurs , pour qui me prenez-vous !
ROQUET
Ah ça ! mais , le portefeuille !
CHAMBÉRV.
Hein!., qu'est-ce qu'ils ont dit?..
ROQUET
Qu'en ferons-nous?
CLAMPIN , le montrant.
Le voilà.
CHAMBÉRY, à Polivet.
Sacrebleu! c'est le mien!
POLIVET.
Le nôtre! chut!.. ( ns se posent mutuellement la main sur la bouche.)
Il faudrait le mettre en sûreté. Tenez , le père Ribotton est un honnête homme, un homme établi, il faut lui donner pour qu'il le resserre dans son ormoire.
ROQUET
Bonne idée !
CLAMPIN
Allons! c'est dit... mais prenons toujours la récompense.
CHAMBÉRY
Celui-là est un malin.
POLIVET.
Oh ! quelqu'un qui aurait le bras assez long. clampin , ouvrant le portefeuille.
Voilà trois billets... à chacun un... voilà chacun le vôtre. Moi, j'aurai la monnaie du mien, à la caisse du théâtre. Ils ont fait de l'argent le mois passé.
MIGNON
Allons porter le magot au papa Ribotton.