‹ La Capsa Ancienne: La Gaesa ModerneChapitre 140 sur 153 · Linéraires militaires, p · texte numérisé non relu

Linéraires militaires, p

{. Zndicaleur hunisien, 1905, p. 406,

Aïnsi les généraux français se trouvant aux prises avec les mêmes difficultés que les Romains dix-neuf siècles auparavant, furent obligés de prendre des mesures militaires presque semblables : les nécessités géographiques du pays les y contraignirent.

Grâce à cet ensemble de mesures militaires, la paix et la sécurité furent rétablies dans le pays de Gafsa. Peu à peu les populations s’accoutumèrent à notre présence et en comprirent les avantages : l'intégrité et l'énergie des caïds, le rétablissement de la justice dans la perception des impôts, la diminution des taxes, la création du contrôle civil qui permit à l’administration du protectorat de surveiller le pays sans blesser les habitudes ni porter atteinte aux institutions locales et aux croyances des habitants, contribuèrent à rassurerles indigènes.

La création des tribunaux régionaux leur fournit une justice à la fois rapide et entourée de toutes les garanties ?. La situation du pays est aujourd'hui satisfaisante. La diminution du nombre des affaires civiles et pénales jugées chaque année en est la meilleure preuve *.

1. Indicateur lunisien. Conférences sur les administrations lunisiennes.

2, En Tunisie les questions de statut personnel et les questions immobilières sont jugées par le tribunal religieux du Chara pour les musulmans, par le tribunal rabbinique pour les Israélites. Avant le décret du 18 mars 1896 les affaires civiles et pénales étaient toutes soumises à la juridiction du Bey à Tunis (tribunal de l’Ouzara); l'expédition des affaires était très lente. Les tribunaux régionaux créés pour remédier à cette situation sont composés de trois juges ; les jugements sont rendus en public et doivent être motivés. Les justiciables ont le droit d'appel auprès du tribunal de lOuzara dans un grand nombre d’affaires. Le tribunal de l'Ouzara, outre les appels, ne connaît plus que lesaffaires personnelles et mobilières au-dessus de 1.200 francs et les crimes. Indicateur tunisien, p. 102 et sq. ARapporl au Président de la République,

3. Le mouvement des affaires civiles entrées au tribunal de Gafsa est passé de 1.338 affaires en 1899 à 825 en 1905 ; le mouvement des affaires pénales de 1.060 à 781 en 1904 et 1.125 (chiffre exceptionnel) en 1905; le nombre des appels est infime.

Le souci de leurs cultures, de leur élevage, de leurs industries l'emporte chez les indigènes sur toute autre préoccupation. Grâce à cette situation, le nombre des caïdats a pu être ramené à trois !, la garnison de Gafsa a pu être progressivement réduite : aujourd’hui quelques gendarmes, quelques cavaliers du contrôle civil, quelques cavaliers de l'oudjak?, quelques spahis suffisent à assurer dans l’oasis et dans le pays de Gafsa le règne de la paix francaise *.

Rapports au Président de la République, 19053, p. 460 et sq.; 194 p. 329 et sq.: 1905, p. 540 et sq.

1. Caïdats de Gaïfsa, de Tozeur, des Hammama. Zadicaleur lunisien, 1905,

p. 404 et sq.; Rapport au Président, 1897, p. 98. À. T'un., 1896, p. 445. Cavaliers au service des caïds.

Une compagnie de discipline tient également garnison à Gafsa. La Tunisie, p. 429. Indicaleur tunisien, p. 405. A la suite de rixes sanglantes et mortelles qui eurent lieu à Metlaoui, entre les ouvriers de la compagnie des phosphates, en 1907, le gouvernement tunisien Songea à rétablir une garnison à Gafsa. A la fin de juin dernier le gouvernement français envoya à Gafsa les 600 soldats du 17e régiment d'infanterie qui s'étaient mutinés à Agde et à Béziers pendant les troubles qui accompagnèrent dans le midi la crise viticole. Mais ces intentions et ces mesures n'étaient nullement nécessaires pour assurer la tranquillité des populations agricoles, nomades et sédentaires, de Gafsa et du sud de la Tunisie.

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