‹ La Capsa Ancienne: La Gaesa ModerneChapitre 46 sur 153 · TId., p.195 et'sq · texte numérisé non relu

TId., p.195 et'sq

3. DE LA BLANCHÈRE, 0p ci, p. 105-106, — Supra, p. 33 et sq. passim.

de petits pâturages temporaires très fertiles; cette masse de végétaux qui pouvaient communiquer à l’atmosphère une certaine moiteur et modifier l’état hygrométrique de l'air, ont eu évidemment une légère influence sur le régime des puits et de certaines sources et sur la température. C'est certainement à la disparition de ces agents bienfaisants, au déboisement, que l’on doit attribuer le léger abaissement du point d'emergeance et la diminution du débit de l'Ain Semsi depuis l'époque romaine! et l'assèchement des puits romains du bled Thala?.

Un tel changement de l’état agricole de la région gafsienne, une telle augmentation de la population et de la richesse, devaient amener l'introduction et le développement dans le pays d'industries prospères.

Il est bien probable que les industries de sparterie de l’oasis et celle de la filature et du tissage de laine” remontent à cette époque prospère. Mais l’industrie la plus originale de la période romaine est certainement celle des potiers de Gemellae (Sidi Aïch) : au nord-ouest de la grande nécropole de Gemellae, « une petite colline est entièrement formée de débris de poterie rouge et noire; ce sont évidemment les déchets d’une fabrique importante qui existait sur ce point; les ouvriers employés dans cette fabrique, en se fixant dans le voisinage avec leurs familles, y auront formé un bourg ; les mausolées, au nombre de neuf au moins, qui subsistent encore en tout ou en partie, sont la demeure dernière des maitres ou des directeurs de la fabrique (on s'explique dès lors aisément comment un si grand nombre d'ornements funéraires, relativement assez élégants, ont pu être élevés à côté de ruines aussi peu étendues); les pierres sépulcrales plus modestes seraïent celles des ouvriers et des membres de leur famille * ». Il est très possible

1. Carrox, Les travaux hydrauliques, ete., À. Tun., 1896, p. 286. — Dépêche tunisienne, 16 décembre 1895.

Page 1