BARRAGE
Surface versante
Citerneau
de puisage
Citerneau
de décantage
Ouvrages hydrauliques romains.
(Scliémes).
puisage
sorte de barrage, ressemblant fort aux déversoirs, qui avoisinent nos moulins de France, arrêtait et recueillait les eaux de Toued Meretbath, qu'un aqueduc de 0",50 de largeur conduisait dans le grand réservoir. Ce petit canal se terminait par un petit massif en maçonnerie d'une forme analogue
aux piles d'un pont, de sorte que les eaux qu il amenait dans le réservoir, tombant doucement et s'éparpillant, ne pouvaient détériorer ni les parois ni le dallage. Cet appareil hydraulique était complété par une citerne admirablement construite et cimentée à l'intérieur communiquant avec le réservoir par deux ouvertures de 0",80 de côté... ; deux ouvertures carrées, ménagées dans la voûte même de la citerne, permettaient de tirer Teau ^ » Le majen Smaoui, situé au pied du dj. Selrh était construit sur un modèle analogue : un barrage de 352 mètres de longueur arrêtait les eaux ruisselantes qui se déversaient dans un bassin de décantation, où elles se débarrassaient de leurs impuretés, passaient ensuite dans un grand réservoir ovale, et gagnaient un citerneau de puisage -, Ces travaux ne sont pas dispersés dans le pays au hasard, ils ne semblent pas avoir été construits au gré de propriétaires isolés. Ils sont répartis, de même que toutes les autres ruines mentionnées par la carte d'état-major, le long des routes naturelles '. Suivant leur objet et leur importance, ils sont échelonnés sur les pentes, autour de chaque bled, ou groupés au fond des vallées les plus fertiles. Un grand nombre de ruines qui n'ont pas été explorées par les archéologues semblent, d'après leur position sur la carte, compléter les travaux étudiés par les auteurs cités plus haut : barrages supérieurs d'arrêts, maisons isolées des villes et des villages plus importants. Cette disposition est surtout frappante pour l'ensemble de ruines situées au sud de Thenchir Nadour, à 50 kilomètres à Test de Gafsa, pour les ruines du bled Maknassy, pour les groupes d'henchirs du dj. Selrh (henchir Zerdeb, majen Smaoui etc.), de la garaat Sidi Aïch, du bled Douara où tous les ravins convergent vers le centre de la plaine et se commandent les uns les autres ^ Tous ces groupes devaient former