BtUL dir. agr. et comm.j 1902, p
2. Les terrains domaniaux situés autour do Sfax, dans un rayon dû 70 ^ 8ii kilomètres, avaient été codés en 1514 parle khalife à Salem IlassÉiii iO-AiiSiicy, à titre de concession renouvelable à la mort de chaque souverain. Le» descendants de Hassan el-Ansary les vendirent en 1759 à la fan^ilio Sialii gui leur donna son nom. A la suite du développement dos plantations d"olivii*js parles Sfaxiens qui s'emparaient de ces terres, des conflits incosî^juil !> sVlov^rent : le Bey Mohammed Sadok reprit possession des terres sialinos tm 1H7L Le régime définitif de vente de ces terrains fut établi par un détrnft du H février 18î>2 qui fixait le prix d'achat de l'hectare à 10 francs i)a yublf'Sj moilié au moment où l'autorisation de planter était donnée, moitié au moment où les plantations étaient faites et le titre définitif délivré. Le nouthro cl oliviors dans le caïdat de Sfax était en lîM>5 de 2.053.020 dont l.:i37.0,'if; lonno^ non imposte (âgés de moins de vingt ans). Bourde, op. cil., p. 58-59. — Uk j/Kî^I'I- .NASSE Lanoeac, H. G. S.j 18î)6,p. 1108. Mixangoin, op. cU.,\i. 48. — Hiippurfuit Président, V.Hj, \\ 507.
3. Ihill. dir. afp\ ri comtn., liJ02, p. 1^50-357. — Le Rapport au Pr/'sidetit de la Képiibliquo (10(15, p. 575) indique à Maknassy rexistonee de lO/i!ir Ihis lotis, divisi'S en ÎJ8 lots dont 30 vendus et réservés.
\. Du BosQ DE Beal'most. La Tunisie, p. 1 15-1 10. — Hopport titt prhidt'ni\ 1905. p. 567. 11 y avait dans ce caïdat 31.810 oIivioi*s au tot:il ^inut l.OH sauvages et 0.139 vieux oliviei-s, — sans doute dispersés dans l'îli-nolilr liiu^ mouda et les montagnes d'El-Ayaïclia (//i</iVa/fio' Tunisien, UNÛ, p, KN'f lui].
m LA GAFSA ANCIENNK ET MODERNE.
ment des pluies d'hiver, à raison de 17 à 20 pieds par hectare et recouverts de terre ; au printemps, les premiers rejets apparaissent à la lumière: s'il ne pleut pas, on arrose chaque pied plusieurs fois par an, suivant les besoins de la plante^ Chaque année, l'arbre est soigneusement taillé, afin que Tair puisse circuler librement entre les branches maîtresses. Les espaces produisant des fruits de qualité supérieure '• sont seules greifées; jamais les espèces à huile^ ne le sont.
Pondant les premières années de croissance des olivettes, des cultures intercalaires d'orge et de fèves sont pratiquées entre les arbres; elles diminuent chaque année à mesure que les oliviers se développent, et disparaissent généralement la Hepfième année. Le terrain est alors réservé aux seuls oliviers et subit au moins cinq labourages par an : deux à la charrue et trois à la maacha, instrument sfaxien approprié aux terres légères et dont la grande lame emmanchée horizontalement coupe les herbes à 2 centimètres de terre; ces labourages ont généralement lieu après les pluies qui font germer les mauvaises graines; ils sont multipliés tant que les mauvaises herl>es n'ont pas complètement disparu; pratiquées d'octobre h mai, ces façons ont en outre l'avantage d'aérer la terre au moment où le soleil n'est pas assez ardent pour dessécher le sol  une grande profondeur.
Après la huitième année l'arbre commence à produire; il atteint à vingt ans son rendement normal : dans deux ans, les premières plantations de Maknassy porteront des olives, et Tolivette, à Tautomne, se remplira de cueilleurs cotnme les jardins de Gafsa et de Sfax et les vignes du nord de la Tunisie ; elles seront dans douze ans en pleine production et, dans vingt ou trente ans, le bled sera peut-être couvert sur une
L L'arrosage alieu généralement trois fois pendant les deux premières anni^is; ciiaque arrosage est de deux jarres de 15 à 20 litres par pied (Bolrde, Qfi, cit., p. 35).
i. Espèces Méhalli et Nab, produisant des olives de table.
3, l'spèce Chemlali.
GÉOGKAPHIE ÉCONOMIUrE. lo:;
étendue de 55.000 hectares* de plantations en pleine production 2.
Non seulement les propriétaires de Maknassy emploient les mêmes procédés que ceux de Sfax, mais ils emploient la même main-d'œuvre : Européens et Tunisiens font appel aux cultivateurs sfaxiens secondés par des indigènes tU^ larcgrîon, et passent avec eux, devant notaires, des contrats d' associa Hou dits contrats de mgharça^.
Le concessionnaire fournit la terre, les clôtures s'il y a lied et des avances en argent remboursables à IV xpi ration du contrat. Le mgharci fournit les éclats à planter, les animaux (1 chameau de labour pour 10 hectares) et les instruments de travail; il cultive environ 10 hectares s'il vit seul, ;ïO bectares s'il a de la famille, se charge de tous les soins à donner à Texploitation et dispose généralement de 2/3 ou de 3/i de la récolte intercalaire. Vers la huitième ann^^e, quand ley oliviers commencent à produire, la propriété est divis/'e par les aminés en deux parts égales attribuées par le sort au propriétaire et au mgharci. Chacun des associés retrouve sa liberté; mais, le plus souvent, le propriétaire prend ^on ancien mgharci, devenu son voisin, comme fermier ou comme métayer (khammès) et lui abandonne 1/3 ou 1/2 de la récolte de son lot*.
1. La superflcie du déparlement de la Seine est de 47.500 Uectai^!?..
2. Dans les olivettes de Sfax, la taille est soigneusement coniiniuv' chaque année après la huitième année. L'olivier fleurit en mai, les fruits sont formés en juin et la cueillette a lieu d'octobre à janvier : les cueilk^jrs ne gaulmil pas les olives comme dans le nord, afin d'éviter de détruire les bourgrions et les jeunes pousses; ils se servent d'échelles doubles et peignent les fruits k la main. La récolte n'est pas régulière chaque année : les olivettes doiinonl ou générai successivement une bonne, une moyenne et unemauvai^it; récolir. — BoLRDE, op. cU.t p. ^{-SQ. — Rivière et Lecq, op. et/., p. 353 «'t sq.
3. Bull. dir. agr. et comm., 1902, p. 355-356. — Il y avait 11 Mrvknassy au l" juillet lî*>2, en dehors des employés du chemin de fer, l i Fmmjais, ^ éiram* gei"s(ltaliens),63 Sfaxiens et Sahéliens(sans compter les femmes et les enfants), 08 indigènes (id.). Une partie de ces habitants, les étrangei-s et les indigènes delà région surtout, étaient employés au commerce de l'alfa.
L Bourde, op. cit., p. U-Kî.
LA G4FS4 ANCIENNE. f
« Le contrat de mgharça, écrit M. Ribau, a l'avantage d'associer les intérêts français et arabes : il se recommande par là même à l'intérêt politique de la France ; il permet, en outre, de fixer le nomade, de l'attacher au sol; il procure une plantation économique; il assure la réussite, puis ju'en travaillant pour soQ patron l'ouvrier travaille également pour lui; il garantit le colon français contre les déprédations et le décharge des soucis de la création ^ »
Après M. Bourde, M. Minangoin a calculé avec beaucoup de sûreté qu'une olivette de 1.000 hectares, à Sfax, revient à 65.000 francs en capital, soit à 7 fr. 22 par pied d'olivier restant an propriétaire après l'expiration des contrats mgharça^.
La dépense annuelle par arbre, impôt compris, est de 2fr.70
L Rin.vL, ch(^ par l'Espinasso Langeac, op. cit., p. 1108. î. Compip frotablissenienl d'une olivotle de l.OÎK) hectai-es dont 500 reviendrotit RU propri(^taire, à la lin de la huitième année :
V* ann^e .- Versement de la moitié du prix du terrain 5.000 Trancs.
* puits par aso hectares, soit ft, à i.OOO l'un 8.000 —
i maison pour le gérant 4.000 —
Avances aux mgharcis, 9 francs par olivier, soit
pour 1.000 hectares (!iO oliviers à l'heclare)... 4X000 —
Acquisition et transport des éclats 4.000 —
I* ann^e : Versement de la i* moitié du prix du terrain — 6.000 — Piirl du gérant 1/10 de 10.000 oliviers soit 1.000
oliviers à 10 francs 10.000 —
InlêrifM ; k^ % des dépenses de la l*^* année (59.0' fr.}, soit
S.950 par an, pendant 10 ans <2).530 —
A 5 X des dépenses de la 4* année (5.900 fr.), soit
i;^ francs par an, pendant G ans 1.500 —