‹ La captivité de BarceloneChapitre 66 sur 181 · Résumé historique des opérations ; Laffaille, p · texte numérisé non relu

Résumé historique des opérations ; Laffaille, p

4. Résumé historique des opérations ; Rapport sur Barcelone au 13 décembre 1809, Arch. des Aff. Etr., Mém. et Doc., Esp., vol. 210, fos 303-346.

5. Résumé historique des opérations ; Uranx d’Amelin à Duhesme, Barcelone, 14 juin 1810, Arch. G.; état des services du colonel Michel Uranx d'Amelin, natif de Tournai, etc, Barcelone, 31 juillet 4840, Arch. G. (26 décembre 1810).

6. Ainsi le commissaire près le receveur de la ville est un Français, Raynal (Arrêté de Duhesme, Barcelone, 22 sept. 1808, dans le Diario du 23)

de remplir les nombreux emplois secondaires vacants dans les administrations régulières en y plaçant quelques-uns des nombreux Français ou Italiens installés à Barcelone. Peut-être voulait-il laisser aux absents la faculté de se raviser‘ ; en tout cas, il était dangereux d'employer des Français ou des Italiens. Ceux qui tenaient une certaine place dans la vie sociale de la cité, négociants pour la plupart, étaient mal disposés, mécontents de l'occupation française qui avait interrompu leurs affaires, ou peu disposés à se compromettre?. Quant aux autres, ils avaient le plus souvent un passé peu recommandable et Barcelone était un asile pour eux‘; Duhesme ne s’en servit guère jusqu’en décembre, et il eût été préférable qu’il pût toujours faire de même. Il se contenta d'organiser, avec les Italiens etles Français, une sorte de garde nationale volontaire, destinée à assurer l’ordre dans la ville‘. Les négo-

de même la Commission des émigrés ne comprend que des Français (Arrêté du 29 août, dans le Diario du 7 Septembre 1808; la Commission des émigrés à l’'Ayuntamiento, Barcelone, 6 sept. 1808, Arch. mun. Barcel., of. recib., 1808) ; dans la police il y a un Français, le commissaire Dufour (voir chapitre VI, section 1).

1. C’est ce que semble signifier l'arrêté rendu par Duhesme, Barcelone, 9 février 1809, dans le Diario du 41 ; il ne destitue que les employés non présents à leur poste le 21 décembre 1808, c’est-à-dire quatre jours après le déblocus de la ville.

2. Laffaille, p. 491 ; la situation resta la même à ce point de vue jusqu’à la fin, et le commissaire général de police Beaumont-Brivazac pouvait écrire à Savary, Barcelone, 4 janvier 4843 : « Je ne suis même pas content de l'esprit public de la population française de Barcelone ; ces individus, après avoir changé de patrie par suite de l’émigration de 1792 ou pour des opérations commerciales, ne se croient ni Français ni Espagnols. Les fortunes qu'ils avaient faites, comme celles des indigènes, se sont écroulées; ïls ont dès lors oublié qu’ils étaient nés Français.» Arch. nat., F7 6348.

3. «.… Cette nuée de Français ou d'Italiens qui venaient dans la première ville frontière échapper à la conscription ou à la poursuite de leurs créanciers ou à des jugements de tribunaux... » Rapport sur Barcelone au 15 décembre 1809. « J'ai trouvé à Barcelone une infinité de mauvais Français réfugiés dans cette ville... », écrit Augereau à Clarke, Girone, 27 avril 1810, Arch. nat., AFrv 1695.

4. Arrêté de Duhesme, Barcelone, 14 novembre 1808, dans le Diario du 15. Laffaille, p.190, affirme que ceux qui s’enrélérent furent « décidés. presque tous par l’appât de la ration de pain qu’on leur promit » : le même auteur, p. 194, dit que les employés du payeur montrèrent plus de zèle et firent seuls Je service d’une des batteries de la défense.

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ciants ou gens d’affaires n’y entrèrent point : et le jour où la compagnie, équipée ‘tant bien que mal, fut présentée au général, les Barcelonais se divertirent fort en y reconnaissant uniquement « des cochers, des laquais, des cuisiniers, des quincailliers et le rédacteur du Diario Husson».

Les anciens fonctionnaires restés dans la ville ne se signalaient point par une activité ou un zèle excessifs. Le nouveau Capitaine-général n’avait qu’un « fantôme d’autorité » et se bornait à présider la junte”. L’intendant, qui aurait pu se rendre utile dans le détail de l’administration financière, était « accablé sous le poids de l'administration particulière de sa maison, composée d'une filleule et d’une servante » et « n’avait plus assez de force pour les soins de l'administration de la province... même réduite aux murs de Barcelone * » ; et Duhesme, tout en se louant du désintéressement et de la fidélité de M. de Clanet, avouait qu’ « on pourrait peut-être désirer plus de talents chez lui‘ ». On s’aperçut plus tard que la tactique du nouvel intendant avait été de laisser faire les employés des diverses administrations financières et de ne rien surveiller‘. Les fonctions du gouverneur espagnol étaient peu de chose, puisqu'elles ne comprenaient pas le corrégidorat et que la garnison espagnole assermentée était réduite à quelques hommes seulementf. L’Ayuntamiento,

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