PREMIER CHANT
Je chante les combats et ces enfunts fameux Qui, du grand Esculape adorateurs pieux, Non contents d'encourir la erainte universelle, Voudraicnt que tout marchät au gre de leur cervelle : [ls ne sauraient souffrir de contradiction, N'aimant, dans leur orgueil, que Fapprobation., Muse, redis-moi donc tous les glorieux gestes De ces fiers ennemis des habitants célestes ; Dis, comment, furicux de se voir persifé, L'intrépide Dufort (1) par un songe trouble, De sex soldats épars rassemblant les cohortes Les arima de sa main d'armes de toutes sortes : Comment, de lu Sottise arborant les drapeaux, Is se sont illustres par des exploits nouveaux ft comment, négliceant d'éendosser sa cuirasse, Dufort à l'ennemi se montre plein d'audace, Meouasant du scalpel un pauvre Chérubin, Tant de fiel entre-til au cœur d'un carabin ? (2) Déjà, depuis longtemps, l'amante de Céphale Avuit, pour accomplir sa tâche matinale, Ouvert au dieu du jour les portes d'Orient ; Phébus aux cheveux d'or s’avançait radiant, Il avait parcouru plus du tiers de sa course, Fondant de ses rayons jusqu'aux glaces de l'Ourse, Quand Dufort s'éveillant, surpris dans son repos, Sans sortir de son lit laisse échapper ces mots : # Quoi donc, toujours en butte à la tracasserie,
1) Dufort fut élu président de lInstitut-Médical, Ie 11 Novembre mais il a été destitué depuis.
(2) Tuntenæe animis cœlestibus tree !
Virgile, Zneëde, chant 1er, vers 12.
Ce vers à été ainsi traduit par Delille :
Tant de tiel entre-t-il dans les âmes des dieux ?