‹ La carabinade, ou, Combat entre les carabins et les chérubins [microforme]Chapitre 5 sur 5 · Insipidissimes poêtercaux canadiens · texte numérisé non relu

Insipidissimes poêtercaux canadiens

‘9; Euclide Roy, avocet fameux dans les débats de la Cour de Police,

110) Magistrat de Police,

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Vainement le Bonsens s’y voudrait introduire,

Aux plans des députés il ne saurait que nuire. Quand Montréal voulut une Université, Troublé, Québec en fut un instant attristé,

Mais Laval (1) dont je pris la puissinte entremise Sans peine fit tomber cette sage entreprise ; Depuis ce temps, toujours à laide de Québec,

Je tiens de la Raison la valeur en échec,

C'est encore moi, mon fils, (reconnais Ft ta mère) . x ) 6) dec(ta 14 1, “apps Qui, contre le Programme (2) ai'suseité [a œucrre,

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Avait pour défenseur pris le sage Frudel (3) ; LH fallait renverser ce chef plein de vaillanco, Je l’avouerai, mon fils, j'en perduts lespéranco

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(Jai Tous avalCht VICIIIL Hans Le bruit des combats. { ) : vrn it s ! , NET E nlhola:s \ œcnoppii na CI VOV AI l: Hi SUIUCE CCS MIA UCsS CUOPr) reos

Cet'éveque savant Prélat de Trois-Rivières, (+) Toujours à me combattre il montra son ardeur Lot 4 de eh on 424 PRET .

it tOUjOUrS Ge I IUT 11 SOPUIL QU VA noueul ;

se ! di Cette fois, cependant redoublant mon courage

Je levai des guerriers animés au carnage

[AI } À Te “3 ‘ Re ‘ ‘ DR, n * it contre IC Bonsens, 0 les lñieha eus freins

Voulant en ma faveur décider les destins

Le Programme tombait et j'en avais la œloire Lorsque Bourget (5) me vint disputer la victoire ; Vainement la A/acrve, (6) et tous ses rédacteurs Dunn, Tassé, Dansereau, mes zèlés serviteurs Veulent du saint préla ]

[is ne peuvent jamais tromper sa vigilance,

endormir fa prudence

nent

(1) L'Université-Laval, (2) Tout le monde connait l'histoire du Programin Catholique tant comhattu par des catholiques, quoiqu'il ne contienn: aucune erreur,

(3: EX, À. Trudel, avocat distingué de Montréal, membre du Par- Len$ nt Provincial, Pun des plus chauds partisans du Programme Catholique,

(4) Monseignour Laflèche, &évôque de Trois-Piviè» (5) Evèque de Montréal,

(6) Journal quotidien de Montréal, organe du gouvernement

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C’est alors que j'osai, par un nouveau projet

Former un bataillon des égaux de Bourget

Par mes suggestions lettres et circulaires

Accablent de partout mes sages adversairos.

Mais le sort cependant est encore indécis,

Et l'avantage peut rester aux ennemis,

Car bien que la Minerve en des efforts sublimes

Ait prodigué pour moi des évrits anonymes,

Le succès fatigué de seconder mes plans

Semble vouloir servir le drapeau du Bonsens,

Espérons què pour moi, la Fortune fidèle

Couronnera mon front d’une gloire nouvelle.

Eh ! bien, si j'aecomplis tant de faits éclatants

Si dans tant de combats j'ai vaincu le Bonsens,

Ne puis je cette fois renouveler la chose ?

Moi, de mes Carabins abandonner la cause !

Ah! l’on verra plus-tôt, sensible à la critique,

Retourner au Bonsens l’Union-Catholique,

Cesser de s’ériger en congrégation (1)

Que de me voir jamais quitter ton pavillon.

Va, ne crains rien, mon fils, assouvis ta vengeance

Contre les Chérubins exerce ta vaillance

Si tu viens à faiblir, je te supporterai.

Par un fougueux discours que je t’inspirerai

De mes chers Carabins euflamme le courage ;

À vous protéger tous la Sottise s'engage.”

Elle dit ; et quittant son nourrisson chéri

S'en va de ses conseils munir aussi Baudry (2). Muse, si jusqu'ici, pris d’une sainte ivresse,

(1) L'Union Catholique est une société littéraire de Montréal, et qui tient ses séances chez les RR PP, Jésuites. On proposa un jour, dans cette société, d’avoir un local en dehors de chez les RR. Pères, qui, malgré toute leur bonne volonté, ne pouvaient pas consacrer toute leur maison à l'usage de l'Union Catholique. Les adversaires de ce projet, gens qui n'aiment jas à se fatiguer, appoitèrent pour argument que !’Union Catholique était une Congrégation qui ne pouvait avoir :cs séances en dehors du Collége des Jésuites. Raisonnement qui fut sanctionné par le vote de la majorité des membres de l’Union Catholique le 2 Juillet 1871.

(2) Auteur du Code des Uurés excellent homme d’ailleurs, Physionomie gracieuse,

Nous avons pu rester sur les bords du Permesse, Et puiser dans.ses flots notre inspiration

Pour chanter dignement tant de sots en renom ; . Il faut que désormais, secondant mon audace, 4 Tu me fasses gravir au plus haut du Parnasse. 3 Car, si jusqu’à présent, un songe merveilleux 4

A pu de quelques vers être l’objet heureux Maintenant qu'il faudrait célèbrer la colère De ce nonvel Achille et qu’il n’est plus d'Homère, Dans ce vaste dessein, si tu m’'abandonnais, Muse. je ne sais trop ce que je deviendrais.

Dis moi, lorsque Dufort s’élança de sa couche, Qualle suite de mots s’échappa de sa bouche Furieux de se voir abandonné de tous Il maudit les destins de sa gloire jaloux...

Père de l’Epopée ! O toi ! noble génie il Qui du bouillant Ajax as chanté la furie Vieil Homère qui sus par ton art enchanteur Celébrer ‘our à tour la joie et la douleur, Chanter le différent d’Ajax avec Ulysse La fureur dn premier, de l’autre l’artitice Que ta muse aujourd’hui, me prétant son secours, Redise de Dufort le furibond discours.

fi À peine la Déesse eit-elle disparue | Que le Héros s'éveille ot, la tête perdue, \. Pour sauter de son lit, fesant un large bond, Sans prononcer nn mot, a mis son pantalon.

Ce fut tout son discours..…...Pourquoi donc misérable, Me suis-je tant forcé pour ce discours damnable ? Ne valait-il pas mieux, sans faire tant de bruit, Dire que le Héros, endossant son habit, S'en alla déjeuner, selon son habitude, Qu'il sortit, paraissant rempli d'inquiétude, | Et (sans, mal à propos, invoquer le soleil) Qu'il s’en fut, de ce pas, de Roy (1) prendre conseil.

Fin DU PREMIER CHANT.

{1) Buclide Roy.

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