DIMANCHE
Heureux comme des monarques constitutionnels de n'avoir ni réprimandes, ni discours, ni murmures à entendre, tous les membres droits de la chambre législative remplissent leurs fonctions de citoyens privés avee une amabilité extraordinaire.
Ils restent au lit jusqu'à l'heure habituelle des séances ; n'ayant pas à connaître les discours qu'ils ont prononcé , ils n'ouvrent pas les journaux et les donnent à leurs épouses pour faire des papillotes ; ils écrivent à leurs papas, s'ils ont des papas; ils ne grondent point leurs domestiques , les envoient, le soir aux ombres chinoises avec les enfans; et se couchent heureux de ce que des fonctions fatigantes ne les ont point empêché ce jour-là d'accomplir leurs devoirs^de bons pères, bon fils, bons maris, bons maîtres, comme il convient à des citoyens naturellement amis du repos.
Charmé de cette vie champêtre, M. Eizien du Lézard a une moitié d'idée : c'est de réclamer aussi campos le lundi en faveur des députés. Mais comme un motif raisonnable de cetle première fraction d'idée doit compléter la seconde, M. Bizien du Lézard n'apira qu'après consultation, air
Alfred Coudre ex.
LH CADTIOWNEMENT,
PETITE FAP.CE EU L'a PETIT ACTE.
Le théâtre représente la salle des Pas-Perdus ; une foule dérobes noires court après des plaideurs, une foule de plaideurs court après l'a
'es pelits la chian
justice, M. le procureur-général poursuit la^épubïiqulT'dë conspirateurs poursuivent le procureur-général en criant 'à la
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Mademoiselle Caricature,
j représentée par un artiste de cinq pieds neuf pouces, parait tres-effrayée de tout ce brouhaha- d'i deste et pudique ("
, - un air mole rit au nez de M. Persil qui la lorgne, distribue des pichenettes des coups d evantail et des soufflets à quelques substituts , quelques; juges d instructions et quelques commissaires de police qui se sont permis avec elle des privautés.... v Arrivée à la porte de M. le procureur du roi elle s'arrête rou-.it consulte un petit billet que lui a glissé un superbe huissier, et après avoir donne un çoup-d œil à sa toilette et passé sa petite main blanche sur les boucles de ses beaux cheveux noirs, elle tousse doucement la porte s ouvre , et M. le procureur du roi lui dit, de l'air le plus galant ■ Mademoiselle, quoique ce soit la première fois que i'aie le plaisir de vous voir, je vous connais déjà de réputation, et bien que mon habitude ne soit pas de faire des complimens , je vous avouerai néanmoins que la votre est riche de malice et d'espièglerie ( Ici nndc
moiselle la Caricature, toute vermillonne de pudeur, relève une de ses moustaches par manière de maintien. ) Mais, mademoiselle vous savez qu un gouvernement paternel et protecteur s'associe à tous les genres d industrie possible exercée par ses enfans; je pense qu'en bonne h rançajse vous payez exactement l'air que vous respirez votre part du pave de Pans , la permission de rentrer par votre porte et dans le cas où cela pourrait vous être agréable, celle même de sortir
qui
par votre fenêtre • cependant parmi les mille et une gentillesses
Slirna prit tml-wa rw Ji. i,».-. ,-.„ Il .,~ i __.
signalent votre existence, il en est une que ce gouvern mi-
nci et protecteur ne peut tolérer dans votre intérêt, c'est que vous soyezaimablepluslong-temps sans la préalable formalitédu dépôt d'un cautionnement.... bagatelle, 3o,ooo francs, donnant la faculté dé vous faire citer devant le juge d'instruction aussi souvent qu'il vous plaira. — Voila, belle demoiselle, pourquoi je vous ai mandée.
mademoiselle caricatcke, riant aux éclats, avec candeur et dant en face le procureur du roi.
Un cautionnement! Ah bien oui Il faudra, monsieur, mêle
prendre, et j ai la colère terrible, je vous en avertis.
regar-