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— Mille pardons, Monsieur, c'est que je craignais que vous ne tussiez un voleur, et, pour prévenir une question désagréable, j'ai pris 1 initiative. Du reste, mon innocence est prouvée par le premier mouvement consciencieux qui m'a fait inconsidérément tirer mon régulateur. Je suis horlop-er.
Pardon alors, Monsieur, de la sécheresse de mes réponses. 3e craignais pareillement que voleur vous ne fussiez. Au reste, la même raison m'a fait tirer inconsidérément mon régulateur. Je suis aussi horloger. —Ainsi, confrère, vous avancez.
— ■ C est vous qui retardez.
— Laissez donc.
— Ah! oui!
— Se touchant la main .—Adieu, confrère qui avancez.
— Adieu, confrère qui retardez.
Cinq minutes après, chacun des horlogers, à part soi.
C'est égal, j'ai toujours prouvé au confrère, clair comme le jour que c est lui qui va mal.
Eugène Morisseau.
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Un jour le curé du Besançois monta à sa chaire pour prêcher, et dit : Je vous prêcherais aujourd'hui, mais je n'en ai pas le loisir. Toutefois je vous dirai un bout de sermon que nous diviserons en trois parties. La première, je l'entends, et vous ne l'entendez pas; la seconde, vous l'entendez, et je ne l'entends pas; la troisième, ni vous ni moi, ne l'entendons. La première, que j'entends , et que vous n'entendez pas, c'est que vous fassiez rebâtir le presbytère; la seconde, que vous entendez, et que je n'entends pas, c'est que je chasse ma chambrière; la troisième, que vous ni moi, n'entendons, c'est l'évangile d'aujourd'hui. Amen. — Les politiques , profonds de profession , s'attendent à voir, un de ces quatre malins, planter l'arbre ré-
iclamcr Henri V au fau-
publicain au faubourg Saint-Antoine, procla
bourg Saint-Germain, crier vive Louis-Philippe au faubourg Saint- Honore, et débarquer le duc de Reischtadt au faubourg Saint- Jacques Il y aura bientôt à Paris autant de souverains que d'arroudissemens. — A Montauban, le service pour le repos de l'âme du duc de Berri a jeté le désordre dans le corps des fidèles. Trop fiers d'avoir remporté une messe, les carlistes ont, à cause de leur insolence provoqué, donné, reçu et rendu forces taloches. La garde nationale a mis lin au tumulte en arrivant au premier coup de tambour. Mieux eût valu qu'elle arrivât au premier coup de poing. —Décidément c'est à onze heures et demie précises que le duc de Bordeaux fera son entrée solennelle à Paris. Il ne reste plus que le jour à fixer. — Deux hommes du peuple considéraient devant les carreaux d'Aubert notre dernière caricature de Decainps, la Liberté en lisières. « Tiens' qu'est-ce donc que cela ?» demanda l'un: «Eh bien, tu vois pas , répond l'autre, c'est des sabots qui fait marcher des savanes ! » La réplique fut recueillie, et celui qui l'a faite recevra gratuitement la Caiucatuke pendant un trimestre. —A Marseille , ce sont des bambins qui ont commencé la guerre de parti. Deux troupes d'enfans, marchant l'une conire l'autre sous les bannières blanche et tricolore' se sont battues à coups de pierres assez long-temps pour occasionner de graves blessures. Un seul garde national a suffi pour disperser les combattans et arrêter le. plus mulins. — M. Sébastiani a promis que si les Polonais finissaient par se tirer d'affaires tout seuls, il serait bien possible qu'il leur fit offrir du secours. — On prête la facétie suivante à M. Vivien, lorsqu'il arriva à la Préfecture. « C'est égal , » me voilà préfet de police ; je suis sûr au moins qu'on ne me volera » plus mon mouchoir. » — Impossible à la sédition de prendre l'air. La bonne garde nationale obstrue nuit et jour toutes les rues de Paris. — On assure que tous les citoyens français seront admis à la table du roi; mais seulement l'un après l'autre. C'est le moyen que la monarchie dure quelque temps. — Pour dissimuler ingénieusement son inconvénient, M. Mahieux a imaginé de ne plus quitter son sac d'uniforme. De service ou non, M. Mahieux ne marche plus que le sac sur le dos.
Le Cirant, Gh. PHIUPON.
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La Camcatuiie donne, par an, cent quatre lithographies exécutées par les Artistes les plus renommés. Chaque numéro , composé d'une feuille de texte et de deux Lithographies , paraît très-exactement le jeudi.
L'Administration ne met pas dans le commerce les Lithographies du Journal. Les Marchands ne pourront les obtenir qu'en s'ahonnant.
llota.
Les personnes qui recevraient des exemplaires froissés peuvent, ai l'action d'une presse à papier, faire disparaître les plis. Il faut avoir so
préalablement la feuille à l'humidité
moyen de soin d'exposer
r0UR TltOIS MOIS, franc de port 15 fr.
POUR SIX MOIS, idem. . 26
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1 franc de plus par trimestre pour l'étranger.
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A Paris, en envoyant, franco, un bon sur la poste ou sur une maison de Paris, au grand magasin de caricatures d'Hubert, passage Veïo-Dodat — A Lyon, chez Baron, libraire, rue Clermont. — A Londres, chez Deïaporle, Burlingtcn arcade Piceadilly, corner of Burlington garden. < — ■ A Strasbourg, chez Alexandre, dc'p*sitaire des journaux. — A Bruxelles, chez Dcro Bêcher, Montagne de la Cour, n° 17. — A GrwèvE, chez BarbezaS et Compagnie, libraires.