‹ La Carotide intrapétreuseChapitre 51 sur 52 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Nous avons essayé de réaliser une description anatomique complète de la carotide intra-pétreuse et d’en étudier les rapports ; ce travail d'ensemble n’ayant à notre connaissance jamais été fait.

Il nous est impossible, sans nous répéter, de revenir, maintenant, sur les faits nouveaux que notre

étude anatomique a mis en évidence.

2° Les recherches histologiques montrent que, dans la partie pétreuse de la carotide, la tunique moyenne

est à peu près dépourvue de fibres élastiques.

3° Les constatations opératoires et expérimentales démontrent l’absence de battements, conséquence

probable de la structure histologique.

4 Les hémorragies de la carotide intra-pétreuse, quelle que soit leur étiologie, ont un caractère commun : la facilité relative de l’hémostase. Cette facilité est due surtout à l’absence de battements. L'étude des hémorragies par ulcération, par coups de feu de l'oreille et par blessures au cours d’une intervention

permet de vérifier ces faits.

5° Dans un certain nombre de cas l’hémorragie par blessure de l’artère au cours d’une intervention s’arrête définitivement par un simple tamponnement

serré.

6° La carotide intra-pétreuse doit cesser d’être un organe intangible. Elle est accessible et maniable. L’otologiste ne doit plus craindre exagérément son voisinage au cours des interventions sur la pyramide pétreuse. Cette notion trouve son application dans l'extraction des projectiles intra-pétreux, dans l’exérèse des cancers du rocher, et surtout dans le traitement de l’ostéite de la pointe du rocher (Technique

nouvelle du D' Ramadier).

Vu : le Président de la thèse,

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