‹ La carrière municipale de l'échevin W.J. Proulx [microforme]Chapitre 15 sur 22 · POMPES · texte numérisé non relu

POMPES

La question de l'achat des pompes à l’eau intéresse d'une marière toute spéciale les électeurs du quartier St- Jean-Baptiste et j'attire leur attention sur cette transaction qui fut la cause qu’une grande partie de notre population a eu à souffrir du manque d’eau. On est revenu à l’ancien système de la livraison à la tonne et au seau et cela dans le 20ième siècle! Entourée d'eau, comme est la Ville de Monteséal, le majestueux St- Laurent coulant à nos portes, l’on n’en trouvait pas dans le robinet pour la toilette du matin. sans parler du déjeuner que l’on était forcé de prendre sans thé ni café. Vous avez reçu maleré cela des comptes plus exorbitants que jamais, bien que n'ayant presque pas eu d'eau, vous avez été forcé d'en paver le montant. “DURA LEX SED LENX.'' et vous devez vous oumettre. DANS VOTRE CAS L'ON NE FIT PAS DE REMISE.

Et l’échevin Proulx s’inquiéta peu de vos misères, car il avait de l’eau chez lui.

Pourquoi n'a-t-il pas réussi à faire remettre à ceux qui en ont été privés le coût de l’eau qui est une des premières nécessités de la vie. LE CHEF CAMPEAU FAISAIT POUR- TANT PLUS QUE CELA DANS LE CAS DE 56 HOTELIERS DONT JE VOUS ENTRETIENDRAI PUS TARD. Il y avait plus que la question du montant du compte d'eau, il Y avait aussi à considérer l'incommodité dans laquelle on s'était trouvé, et, à mon point de vue, le Conseil, et surtout ceux qui sont responsables de cet état de choses, devraient au Moins exiger que la pénalité qui Sera imposée à la compagnie McDougal!, pour le délai apporté dans la livraison des pompes et qui se chiffre à la somme de $928 825.00 sait distribuée à ceux qui ont souffert du manque d'eau. Ce

serait équitable et c'est ce cui devrait être fait.

Que les contribuables qui ont été dans ce cas insistent pour faire Valoir leurs droits et ils réussiront méme sans l'appui de l’échevin Proulx.

C’est à l’ex-maire Laporte que vous êtes redevables pour la clause fixant la pénalité que la compagnie McDougall devra payer à la Ville. Voyant que les intérêts du peuple étaient sacrifiés par ceux qui votaient en faveur de ce contrat et prévovant l'impossibilité où se trouverait la Compagnie de pouvoir fournir les pampes dans le temps spécifié, il insista pour qu’une clause fut insérée fixant la pénalité à $25.00 pour chaque jour de délai, du ler au 15 février 1906, et de $50.00 par jour, du 15 février à la date de la livraison. Le contrat fut rempli dans les premiers jours de septembre 1907, SOIT 20 MOIS PLUS TARD QUE LA DATE FIXEE. D'après ce contrat, la Ville achetait au prix de $73.295, deux pompes, l'une électrique, de 5,000,000 de gallons, à raison de 514,188 et l’autrs, à vapeur, de 12,000,000 de gallons, à raison de $59,107. De ce montant, la compagnie McDougall déduisait la somme de $10,319. étsnt le dernier paiement que la ville lui devait sur la pompe électrique de 5,000,000 de wallons du haut niveau que la ville refusait d'accepter et sur laquelle elle avait payé un acompte de $33,-

D'après l’arrangement intervenu entre le conseil et la compagnie Mc- Noagall, la vie lui a remis cette pompe et elle a perdu la somme qu'elle avait pavée, sans compter sa part des frais considérables d’un procès onéreuix.

Vous trouverez donc que cette transaction a récllement coûté à la ville la somme de $95,876 pour deux pompes d’une capacité de 17,000,000 de gallons quand elle aurait pu acheter de la maison Hawthorne, Davey & Co, et autres, deux pompes de 12,000,000 de gallons chacune, l’une à vapeur à raison de $53,497, l’autre à l'électricité à raison de $12,687, soit deux pompes d’une capacité de 24,000,000 de gallons pour $66,194 au lieu de 395,876 que nous ont Cuûté

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