MARGOT, PAUL
Maraor se jette en pleurant dans les bras de Paul.
Ah! Paul, si tu savais comme on est malheureux quand on est méchant !
PAUT, avec une expression de plaisir, à part.
Elle aussi est coupable ! (Haut) Qu'est-ce que À tu as fait ?
MARGOT nleurant.
Jai reçu une carte du facteur pour Tantine.
PauUr. Ah !
MarGoT avec confusion.
Je l’ai lue...
PAUL à part.
Avant moi! je savais bien que le: femme étaient plus curieuses que les hommes !
MARGOT désignant le secrétaire.
Puis je l'ai remise 1à, mais le bon Dien, pour m
punir, l’a fait disparaître.
PAUr.
Ne pleure pas, Margot, ne pleure pas.
MARGorT avec inquiétude.
Ce n’est pas tout. C'est moi qui ai téléphoné qu'on
envoie la crème et les gâteaux ; seulement, je n'avais demandé qu'un seul seau. Vrai, vrai, Paul!
PAUL à part.
Tiens, nous avons eu la même idée !
MaARrG&or.
Je veux tout avouer à Tantine. J'aime mieux être punie tout de suite. Des secrets comme ça, Paul, ça étouffe !
Paur..
Ca étouffe les filles.
MARGOT larmoyante.
Que va-t-elle me faire, penses-tu ? Oh! pourvu qu'elle ne le dise pas à papa et à maman.
Paur.
Ecoute, Margot, n’aie pas peur tant que ça. (Avce un air de générosité.) Je vais dire que c’est mai. MaRGOT se jetant à son cou.
Quoi, Paul! tu ferais cela ?
Paur avec fierté.
Certainement. C’est tout naturel. Les hommes
sont les plus braves !
MaARGoT avec admiration.
C’est vrai! Maïs aussi, vois-tu, vous êtes plus forts. |! Quand vous voulez vous sauver par exemple, vous | n'avez pas de robe qui vous empêche de courir. Nous autres, nous sommes toujours sûres de rester en arrière. C’est pour cela que nous avons peur. Si nous n'avions pas peur, va! nous serions bien aussi braves que les garçons !